
Louis Lagravère ouvrait cette première soirée de la section locale de la Société archéologique qui s'est tenue la semaine dernière en précisant qu'il souhaitait prendre du recul dans les responsabilités et passer le flambeau à Jean-Paul Fontan et Jacques Couzinet.
Cette conférence avait pour thème « Les paysages en Pays de Fezensac ». Qui mieux que Bruno Sirven, auteur de l'ouvrage de référence « Paysages du Gers » et homme de terrain, pouvait conduire le nombreux public dans la région de Fezensac. Sûrement qu'après sa causerie, les gens verront les paysages avec un autre regard, s'arrêteront devant des vestiges historiques architecturaux et trouveront des réponses aux questions qu'ils se posaient lors de leurs promenades.
Bruno Sirven, au cours de sa « géographie physique et humaine », soulignait les préoccupations continuelles pour appliquer des solutions à ce qui sera le paysage de demain, précisant que nous sommes tous acteurs. Aujourd'hui on dispose de moyens formidables pour intervenir dans les transformations et il citait toutes les menaces qui pèsent sur ces modifications possibles : arrachage des arbres, réchauffement climatique, changement dans l'échelle de l'agriculture, urbanisation avec gaspillage de l'espace, clonage, tendance vers des modèles standardisés.
Les paysages gascons sont un excellent fonds de commerce, on parle de « paysages de bonheur » où la beauté est synonyme de discrétion et de modération, tout en recherche d'équilibre, de régulation.
Il s'est attardé sur l'éventail gascon avec ses vallées dissymétriques, sur les matériaux disponibles qui ont servi à la construction d'où une diversité et une variation dans la durée d'existence. Il a expliqué l'éparpillement de l'habitat, ces maisons, ces bourgs accrochés à des bancs calcaires où on trouve l'eau nécessaire. Un éparpillement qui se justifie par le nombre de chapelles rurales, et aussi par les structures agraires, les bordes des châteaux.



