« Étude pour un pardon en Finistère » (pastel de 1911) Le musée du Faouët accueille une adorable exposition des oeuvresd'Henri Guinier jusqu'au 5 octobre.
La douceur des sujets traités - portraits, paysages marins, champêtres ou de montagne, scènes de la vie quotidienne - saute aux yeux. Le trait est fin, l'esquisse souple, les couleurs non violentes. L'emploi du pastel y est certainement pour beaucoup. Mais les huiles dégagent cette même impression. Une petite centaine d'oeuvres, la plupart de petits ou moyen format, issues de collections privées, sont accrochées aux murs du couvent.
Jean-Marc Michaud, conservateur de l'exposition, et Marilyn Le Mentec, chargée de communication au musée expliquent qu'Henri Guinier « a été conforté sur la voie d'une peinture de genre, d'inspiration rurale ou maritime », lors de voyages en Angleterre, Hollande, Belgique ou Italie, « où il a côtoyé de petites communautés villageoises isolées ».
Derrière chacun des nombreux portraits on devine la pénibilité d'un métier, la passion, l'amour, la charge d'une vie, la contemplation, la dévotion. Ses paysages décrivent des saisons, des régions. Les ciels sont travaillés jusque dans les moindres détails.
Pratique : A voir au musée du Faouët jusqu'au 5 octobre, date de la fermeture du musée pour la saison.
Franck AUMONT.



