Peintre originaire de Provence, elle peint depuis l’âge de 14 ans, âge à laquelle elle fit sa 1ère exposition.
Après une formation artistique et technique dans une école privée, Dominique Langlois, trouve son inspiration picturale dans le caravagisme, pour ses clairs obscurs qui soulignent les mouvements et son langage cru des thèmes. Sa touche et la pureté de ses couleurs, nous rappellent l’impressionnisme. Ses compositions voyagent entre le réalisme et le surréalisme.
L’orientalisme qu’elle peignait en France l’attira jusqu’au Maroc où elle s’installa en 2003. Cofondatrice du centre culturel et artistique « Casa Del Arte » depuis 2004, elle y dispense des cours de dessin et de peinture.
Dans cette exposition, aujourd’hui, elle nous invite à sentir l’émotion profonde du "Duende" des danses Flamenco, indienne et tango.
La pratique de ces danses l’a amené à traduire ses émotions, son vécu, son histoire, au travers de ses compositions picturales. Comment peindre le "Duende", cet état de transe qui envahit le corps et l’esprit. Cet état similaire dans la pratique de ces danses et de la peinture.
Afin de souligner les mouvements, elle utilise le traitement des lumières, savants jeux de contrastes en opposant l’ombre et la lumière et la perspective par plans chromatiques.
Pourquoi le Flamenco ?
Pour l’énergie puisée de la terre pour voir, croire, aimer, rêver, toute une vie, cesser de mentir, ouvrir des entrailles, la vérité sans mensonge.
Le « Duende » exige que l’on regarde les gens au fond des yeux,sans orgueil, ni mépris, que l’on donne sans attendre quelque chose en retour, que l’on écoute le compas des cœurs pour être au diapason avec lui. L’âme de l’artiste s’offre sans artifice.
La danse indienne ?
La théâtralité de la danse indienne qui fait vivre corporellement une histoire et la poésie de sa gestualité.
Le Tango ?
Danse de synchronisation par la communion des partenaires, la fusion de leurs émotions par le partage, puis suit le temps de l’improvisation au rythme nostalgique de la musique, racontant des histoires d’amour passion.
Une dualité brûlante d’un homme face à une femme. Ce dialogue corporel nous transporte au fond de leur cœur par les syntaxes de leur corps.
Le Tango met en exergue la féminité nous laissant oublier la présence de l’homme qui pourtant est le créateur de cette danse à l’origine et le seul décideur de la chorégraphie. Il propose et la femme doit répondre à sa demande avec ou sans résistance.
" Mes peintures sont le grenier de mes émotions positives et négatives. Elles évoluent au rythme de mon vécu.
Notre environnement est fait de couleurs ombres et lumières, je m’efforce de l’interpréter par une recherche approfondie des couleurs traduisant ma sensibilité au thème choisi".
L’art, au contraire, ne doit pas simplement se servir de signe, mais donner aux significations une existence sensible qui leur corresponde.
Ainsi, d’abord, l’œuvre d’art, offert aux sens, doit refermer en soi un contenu.
De plus, il faut qu’il le représente de telle sorte que l’on reconnaisse que celui –ci, aussi bien que sa forme visible, n’est pas seulement un objet réel de la nature, mais un produit de l’imagination et de l’activité artistique de l’esprit.
(L’esthétique**d’HEGEL)
Casa Del Arte
Centre Artistique
7, rue Franceville-Oasis
022 99 09 36



