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Lundi 30 Juin 2008
 
Livres. Un lot habituel de vedettes mais une baisse du nombre de nouveaux romans.
CLAIRE DEVARRIEUX
QUOTIDIEN : lundi 30 juin 2008
 
 

Les librairies seront encore fermées, les livres d’été encore ouverts, qu’importe : dès le 21 août, la rentrée littéraire déballe ses cartons. Il y a moins de titres, annonce le magazine professionnel Livres hebdo,mais cela reste quand même un chiffre très élevé : 676 romans nouveaux entre août et octobre, au lieu des 727 de 2007. Cette baisse de 7,1 % est un événement, puisqu’on était habitué à l’inflation. Est-ce pour autant raisonnable ? Il y aura 466 romans français (493 il y a un an), 210 étrangers (contre 234), et enfin, 91 premiers romans (contre 102). Au début des années 80, il y avait environ 180 nouveautés à la rentrée !

Côté étranger, les vedettes sont sur la ligne de départ à peu près en même temps que les auteurs hexagonaux : Denis Johnson (Bourgois), Richard Ford (l’Olivier), Thomas Pynchon (le Seuil), Ian McEwan (Gallimard).

Côté français, il faudra attendre octobre pour lire Jean Echenoz (Minuit) ou J.M.G. Le Clézio (Gallimard). Mais d’autres stars sont au rendez-vous : Christine Angot, qui passe de Flammarion au Seuil ; Catherine Millet, qui passe du Seuil à Flammarion. Amélie Nothomb reste chez Albin Michel, éditeur où on lira Sylvie Germain et Alice Ferney, laquelle fait ici une infidélité à Actes Sud. Chez Actes Sud, le nouveau Laurent Gaudé (prix Goncourt 2004), côtoie Mathias Enard. Régis Jauffret (Gallimard), Emmanuelle Pagano (P.O.L), Dominique Mainard (Joëlle Losfeld), François Vallejo (Viviane Hamy), Christian Oster (Minuit), sont là. Alain Fleischer est présent à la fois au Seuil et chez Gallimard, dans la collection de Philippe Sollers, l’Infini. Sollers l’écrivait hier dans le Journal du dimanche : «C’est assez simple. Il y aura au moins deux grands romans à la rentrée : le passionnant Marché des amants de Christine Angot et le génial Prolongations du très inquiétant Alain Fleischer. A suivre.»

http://www.liberation.fr/culture/335715.FR.php?xtor=EPR-450206

Vendredi 27 Juin 2008
Par la rédaction : Fabien Canale

L'été a commencé, et avec lui les balades bucoliques et oniriques. Exactement ce que propose le château de Versailles avec ses spectacles poétiques et aquatiques, à l'image de "Narcisse guette", un spectacle à fleur d'eau, dès le 26 juin. Petit panorama de la programmation estivale du château.

La nuit, sur le Grand Canal, 8 personnages s'agitent et propagent des ondes à la surface de l'eau calme pour brouiller le reflet de celui qui s'admire et qui nous guette : Narcisse. 3 représentations (les 26, 27 et 28 juin) pour s'interroger sur la construction de l'individu dans notre société.

Le jour, la musique baroque est à l'honneur avec les Grandes Eaux Musicales. Jadis au service des fastes et des fêtes royales, elle est depuis le 22 mars le matériau poétique d'un travail artistique qui transcrit les sensations visuelles en impressions sonores.

Dès le 5 juillet, les Grandes Eaux se font également nocturnes pour transformer le jardin royal de Louis XIV en un spectacle surréaliste, rayonnant sous les lasers et les flammes monumentales d'un feu d'artifice, embaumé par les senteurs de mille bougies et rythmé par une musique baroque française.

Les nuits du bassin Neptune rendent hommage à Maurice Béjart les 1er et 2 juillet, et revisitent les rêves de Louis XIV dans "La face cachée du soleil", ballet pyrotechnique aux mille feux d'artifice les 17, 18 et 19 juillet. Théâtre du 29 août au 13 septembre : les Juments de la nuit retranscrivent les monologues intérieurs de Lady Macbeth.

Dans ce monde aussi flamboyant qu'étrange, les Gûmes, créatures mi-humaines mi-végétales, surgissent du potager de Marie-Antoinette pour soulever quelques questions existentielles (du jeudi 10 au lundi 14 juillet), avant qu'un homard de Jeff Koons se balance au plafond des appartements du Roi et de la Reine, dès le mercredi 10 septembre.



Par la rédaction : Fabien Canale
lundi 23 juin 2008
© Cityvox

 




Jeudi 26 Juin 2008
par Bertrand Dermoncourt

 Il est, à 85 ans, l'un de nos plus grands poètes et n'a jamais été si fécond. Qu'il médite sur la nature, sur son ami Paul Celan ou sur Goya.

Avec plus de 150 000 exemplaires vendus, l'édition de poche de son récent recueil Les Planches courbes, inscrit à l'épreuve du bac en 2005, a fait de lui, sur le tard, un auteur de best-seller... Yves Bonnefoy est-il pour autant reconnu à sa juste valeur? Comme il n'a jamais cherché à devenir une vedette des lettres, le grand poète reste, dans notre époque médiatique, un écrivain «pour spécialistes». Il fut un professeur charismatique, au verbe éloquent, élu au Collège de France en 1981, mais n'a jamais couru les tribunes qui auraient pu lui donner la gloire éphémère de la notoriété. L'auteur de L'Arrière-Pays a préféré cultiver de fécondes amitiés, de Celan à Giacometti, de Cartier-Bresson à Starobinski.

Alors qu'il vient de passer le cap des 85 ans, son oeuvre s'est enrichie en ce printemps d'une brassée de recueils de poèmes, récits en prose, essais sur la peinture, entretiens, traductions... Outre les conférences, articles, préfaces et autres écrits de circonstance, qui occupent une place importante dans sa production, Bonnefoy donne d'abord ses poèmes à des éditeurs d'art plus ou moins confidentiels, comme William Blake & Co, à Bordeaux, ou Editart, à Genève, et en collaboration avec des peintres amis, comme Claude Garache ou Farhad Ostovani. Ces textes, publiés en éditions limitées, font ensuite l'objet d'un regroupement en volume au Mercure de France, propre à former un ensemble cohérent.

Depuis Du mouvement et de l'immobilité de Douve, en 1953, cet héritier du surréalisme n'a cessé de greffer ses poèmes, volume après volume, sur le tronc de la plus pure tradition poétique française, celle de Baudelaire, de Rimbaud, de Mallarmé ou de Valéry. Qu'il évoque, dans son dernier recueil, La Longue Chaîne de l'ancre, la beauté des rivages du Pacifique ou simplement un arbre, l'après-midi, qu'il écrive en prose ou en vers, Yves Bonnefoy dévoile ces réalités immédiates dont sa poésie se souvient. A la première lecture, on remarque, une fois de plus, la fluidité de la langue, l'évidence des images, la précision du vocabulaire. Cette simplicité apparente est cependant trompeuse, car elle cache d'incessants enjeux philosophiques. La poésie d'Yves Bonnefoy se tourne en effet vers «ce qui est» pour en faire l'expérience véridique: elle a souci de créer, comme l'a noté Alain Finkielkraut, «une brèche dans le réseau des notions que la langue technique et la langue ordinaire resserrent autour des choses».

Il aspire à l'unité des mots et des choses
Petit-fils des modernes, Bonnefoy est aussi, d'une certaine manière, l'héritier des romantiques, aspirant à l'unité des mots et des choses, de l'homme et du monde. Dans ses essais sur l'art, le poète poursuit la même quête de vérité. Sa nouvelle étude sur Goya ne s'attarde jamais sur l'anecdotique: en poète, Bonnefoy y perçoit ce qui échappe au biographe. De même, dans un court essai sur la mauvaise rumeur qui, un jour, accusa Paul Celan de plagiat, il donne, en quelques phrases définitives, sa définition de l'art, qui consiste à vivre «comme une poussée du dedans, aussi continuelle qu'irrésistible». Un poète véritable ne saurait emprunter à un autre, car ce qui est à lui est en lui. Profondément.

Ce qui alarma Paul Celan
Yves Bonnefoy

éd. GALILEE
50 pages
11 €
72,16 FF

 
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sur ce livre


Yves Bonnefoy

Critique
Goya, les peintures noires
29/06/2006



Goya, les peintures noires
Yves Bonnefoy

éd. William Blake & Co
172 pages
30 €
196,79 FF

 
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Yves Bonnefoy

Critique
Goya, les peintures noires
29/06/2006



La Longue Chaîne de l'ancre
Yves Bonnefoy

éd. MERCURE DE FRANCE
168 pages
15 €
98,39 FF

 
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Yves Bonnefoy

Critique
Goya, les peintures noires
29/06/2006



Le Traité du pianiste et autres écrits anciens
Yves Bonnefoy

éd. MERCURE DE FRANCE
190 pages
16,5 €
108,23 FF

 

http://livres.lexpress.fr/critique.asp/idC=14013/idR=12/idG=8

Mercredi 25 Juin 2008

jeu ... Des mélodies et des mots

 

Les équipières proposent un petit jeu inspiré de la musique:
"Le but du jeu est d'écrire un texte court avec le maximum de titres de l'album choisi, dans l'ordre ou le désordre cela n'a pas d'importance"....pour tout savoir sur ce jeu,
rendez-vous sur leur blog

 

http://imagination.de.jo.arts-lettres.over-blog.fr/article-20709064.html

Avec les titres du dernier album d’Etienne Daho, mon chanteur préféré , « L’invitation »:

 

http://www.etiennedaho.com/

 

 

J’ai accepté l’invitation

 

A faire une danse

 

Sur cet air étrange

 

Comme une obsession :

 

 

L’adorer et goûter encore

 

Avec lui les fleurs

 

De l’interdit, flâner des heures

 

Sur le Boulevard des Capucines

 

 

 

 

 

Toi jamais toujours

 

Te savourer

 

Un merveilleux été

 

A  faire l'amour

 

 

 

La vie continuera

 

Sur la terre comme au ciel

 

Avec nos merveilles

 

Tu chanteras

 

 

 

publié par Laura VANEL-COYTTE dans: Ce que j'écris
Mardi 24 Juin 2008

Titres de chansons Hubert-Félix Thiéfaine (Kildar/ soutenu par Dame Aga)

C'est un exercice sur le même principe que celui proposé par Michel et Gothikarti mais un peu plus "costaud" car cette fois ci il vous est demandé d'écrire votre texte à l'aide de 35 titres de chansons du "grandissime" Hubert-Félix Thiéfaine !

Que ce soit en prose ou en vers importe peu, la seule "obligation" sera d'utiliser au moins 20 de ces titres sur les 35 proposés.
Bien sût nous n'avons rien contre le fait que vous utilisiez les 35 titres, ni contre celui que vous écriviez plusieurs articles avec des titres différents.

Allez bon courage à vous !

Les titres de chansons sont les suivants :

 

 

- je t'en remets au vent 
- l'ascenseur de 22h 43
- la cancoillotte 
- la fille du coupeur de joints 
- la fin du saint Empire Romain Germanique 
- la maison Borniol
- le chant du fou 
- première descente aux enfers par la face Nord

 

 

- La vierge au dodge 51 
- La môme kaléidoscope 
- Enfermé dans les cabinets (avec la fille mineure des 80 chasseurs)
- Dernière station avant l'autoroute 
- Rock autopsie 
- Autorisation de délirer
- Alligators 427

 

 

- 113eme cigarette sans dormir
- Narcisse 81 
- mathématiques souterraines 
- taxiphonant d'un pack de kro
- cabaret Ste-Lilith 
- une fille au rhésus négatif 
- exil sur une planète fantôme

 

 

- Lorelei sebasto cha 
- Autoroutes jeudis d'automne 
- Ad orgasmum aeternum
- Les dingues et les paumés 
- Exit to chatagoune-goune
 
- Je ne sais plus quoi faire pour te décevoir 
- Amant destroy 
- Pulque, mescal y tequila 
- Droide song

 

 

- Demain les kids 
- Pogo sur la deadline 
- Un automne a Tanger
- 542 lunes et 7 jours environ
- Zoo Zumains Zébus

 

 

 

 

par Ecriture ludique

 

 

http://www.ecritureludique.net/

 

 

 

 

 

 

Je t’en remets au vent

 

 

Tes rêves d’enfant

Partis avec toi

Dans l'ascenseur de 22h 43.

 

 

Tu n’aimes plus la cancoillotte 

 

 

Depuis que je zozote.

 

 

Toi, la fille du coupeur de joints 

 

 

Qui croyait à que ce serait demain la fin

 

 

Du saint Empire Romain Germanique.

 

 

Toi qui buvais de la gnole

 

 

Dans la maison Borniol

 

 

En écoutant le chant du fou 

 

 

Et me disant des mots doux.

 

 

Première descente aux enfers

 

 

Par la face Nord en hiver

 

 

Grâce à toi, la vierge au dodge 51 

 

 

Qui te soulait aussi au vin.

 

 

Toi, la môme kaléidoscope

 

 

Qui dans la dernière station avant l'autoroute 

 

 

M’avais  enfermé dans les cabinets (avec la fille mineure

 

 

Des 80 chasseurs) comme une benêt.

 

 

Avec toi, c’était Rock autopsie 

 

 

Et autorisation de délirer aussi.

 

 

Sur la radio Alligators 427,

 

 

Tu étais Narcisse 81, une nymphette.

 

 

Au bout de la 113eme cigarette sans dormir,

 

 

J’ai appris à vomir,

 

 

Approfondi les mathématiques souterraines

 

 

En restant beau

 

 

Et en taxiphonant d'un pack de kro.

 

 

Au cabaret Ste-Lilith, 

 

 

J’ai joué avec la dynamite
En draguant une fille au rhesus négatif 

 

 

Qui jouait avec ses tifs.
Je pars en exil sur une planète fantôme

 

 

En passant par les autoroutes jeudis d'automne. 

 

 

Lorelei sebasto cha

 

 

 Pulque, mescal y tequila 

 

 

Je ne comprends pas
Ad orgasmum aeternum

 

 

Exit to chatagoune-goune 

 

 

C’est  vraiment compliqué
Les dingues et les paumés.

 

 

 Je ne veux plus te revoir

 

 

Je ne sais plus quoi faire pour te décevoir ; 
Je ne veux plus être ton amant destroy

 

 

Ni ton boy
Fini la Droide song

 

 

Le Pogo sur la deadline 

 

 

En cravate

 

 

En tongs.

 

 

Tu disais : « Demain les kids ! » 

 

 

En partant pour Leeds.
C’était un automne à Tanger

 

 

Dans la médina surchauffée

 

 

Il y a 542 lunes et 7 jours environ

 

 

C’était bien, c’était bon
Zoo Zumains Zébus

 

 

 

 

publié par Laura VANEL-COYTTE dans: Ce que j'écris
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