Le concours photos organisé cet été par le trimestriel Ventoux Magazine a remporté un succès au-delà des meilleures espérances puisque ce sont près de 2 000 photos qui ont été recueillies. Cet été, le sujet choisi s'intitulait « Paysages du Ventoux », un thème qui a donc inspiré les lecteurs du magazine, amateurs de photographie.
Doté de deux apparareils numériques et de 7 000 tirages, ce concours, organisé en partenariat avec le magasin Photo Création sis 375 avenue Fréderic Mistral à Carpentras, proposait de laisser libre cours à l’imagination, les photos devant représenter la nature, les figures (hommes, animaux...) et les constructions pouvant servir d'accessoires.
Téléchargées sur le site Internet www.ventoux-magazine.com, adressées au siège du Magazine à Bedoin ou déposées chez Photo Création, ce sont près de 2 000 photos qu’il va falloir départager.
Trois critères principaux vont être pris en compte : originalité du sujet, cadrage, lumière.
Les résultats seront communiqués dans le prochain numéro de Ventoux Magazine à paraître début octobre et qui sera en vente en kiosque ou par abonnement.
Aux Etats-Unis, c'était un écrivain majeur
C'était «un magicien de la prose», peut-on lire dans l'hommage que lui rendait hier le New York Times, où étaient salués ses «dons prodigieux»: une «prose maniaque, exubérante», de «féroces pouvoirs d'observation», une «capacité à faire fusionner les techniques d'avant-garde avec le sérieux d'une morale à l'ancienne».
On voit par là que, depuis «la Faille dans le système» (1987) et jusqu'au très dépressif «Oblivion. Stories» (2004), David Foster Wallace semblait bien promis, avec son physique de bûcheron canadien et une douzaine de livres publiés, à la destinée d'un géant de la littérature américaine. Il s'est donné la mort, vendredi dernier, chez lui à Claremont, en Californie. Il avait 47 ans.
Né en 1962, Wallace avait grandi dans l'Illinois. C'est là que le tennis fut sa première vocation, comme le raconte avec humour l'un de ses rares livres traduits en français: «Un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas» (au Diable Vauvert), un recueil de chroniques où il se souvient, également, de David Lynch sur le tournage de «Lost Higway».

Volontiers considéré aux Etats-Unis comme l'un des écrivains capables d'assurer la relève de Thomas Pynchon (dont l'influence a marqué ses débuts), Don DeLillo et Robert Coover, il est resté jusqu'à ce jour largement méconnu en France, où l'on attend toujours la traduction de son grand oeuvre: «Infinite Jest» (1996).
G.L.
Lire l'hommage de Didier Jacob à DFW sur son blog
Lire le portrait de David Foster Wallace paru dans l'Obs en 2007
Lire la critique de «Un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas»
Sur le site du Diable Vauvert, lire les premiers chapitres de «Un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas» et de «Brefs entretiens avec des hommes hideux»
Toute l'actualité littéraire de BibliObs
http://bibliobs.nouvelobs.com/20080916/7168/david-foster-wallace-est-mort
C’est que Mamo, atteint comme sa mère d’anémie falciforme, sait que son temps est compté. Le retour de l’oncle Haruna, resurgi comme une ombre du conflit du Biafra et auréolé, malgré sa vie en lambeaux, d’une aura certaine, achève de convaincre les deux jumeaux : ils s’engageront eux aussi dans la lutte pour récolter les fruits de la gloire. Pourtant, ces luttes prendront des visages différents car, si LaMamo a pu fuir le pays pour s’engager, Mamo, terrassé par une crise, n’a pu le suivre.
Les destins complémentaires de ces adolescents si proches prennent donc des chemins divergents, même si la complicité — et le manque dû à leur séparation — reste intacte. LaMamo écume les conflits qui mettent à sang le continent africain : Tchad, rébellion touarègue au Mali, guerre civile au Liberia... Mamo, devenu professeur, est resté au village et expérimente presque physiquement la densité du temps qui passe : « Il attendait que quelque chose, n’importe quoi, se produise, et dans l’intervalle, il prenait la mesure du temps grâce aux ombres projetées par les arbres et les murs, grâce au silence entre un bruit de pas et le suivant, entre une inspiration et la suivante, au fil des secondes, des minutes, des heures et des jours qui s’additionneraient pour former les saisons. »
Aussi, si son frère « fait » et « vit » l’histoire « en face », Mamo, lui, consignera celle-ci. Helon Habila croque, avec un beau talent et sans rien de stéréotypé, des individualités et leur parcours (les jumeaux Mamo et LaMamo, l’oncle Iliya, l’ardent défenseur de l’instruction...), écrivant ainsi la chronique d’un village ordinaire : bataille pour la survie de l’école, arrivée de l’électricité, corruption, élections truquées, enjeux de pouvoir... Mais, ce faisant, il balaie le continent africain, ses espoirs, ses luttes, ses conflits...
Car destins individuels et visage du continent sont intimement liés, comme le souligne Mamo, qui se décide à écrire la chronique des gens de son village en considérant que « la véritable histoire [doit] s’intéresser à la vie de tout un chacun, des gens ordinaires qui travaillent dur, qui rêvent et qui souffrent, qui supportent le plus gros de toutes les vicissitudes que l’époque inflige à la nation » et que, « si un historien pouvait saisir ces vies-là, y compris les souvenirs de familles, il ne serait pas loin d’écrire la vraie “biographie historique“ d’une nation ». Au-delà de la réflexion historique, le roman offre une vision presque philosophique du temps, de la mémoire et de ses réminiscences. « Mais le vert paradis des amours enfantines... » : ce vers de Charles Baudelaire résonne en contrepoint de nombreux passages, bouffées de souvenirs d’une incroyable poésie, comme en témoignent les dernières pages du livre où, dans une symbiose magnifique, le passé vient revivre dans le présent, abolissant les distances, illustrant l’affirmation de Mamo : « Le monde est aussi neuf aujourd’hui qu’au premier jour de sa création et il y a non pas pénurie, mais surabondance de choses à dire. »
Nathalie Carré.
La Mesure du temps de Helon Habila, traduit de l’anglais (Nigeria) par Elise Argaud, Actes Sud, Arles, 2008, 466 pages, 24 euros.
mercredi 17.09.2008, 05:08 - La Voix du Nord
| SCÈNE |
Le mois de septembre marque la rentrée culturelle. La scène nationale du Manège rouvre ses portes dès le 18 septembre.
Au programme donc en ce moment : > de la musique classique avec l'Orchestre national de Lille. Troisième édition du forum des jeunes compositeurs, Tactus, qui permet à de jeunes débutants de découvrir l'univers de l'orchestre symphonique. À l'issue de la master class avec l'Orchestre national de Lille, un jeune compositeur sera primé. Il recevra ainsi une commande pour un concerto pour quatuor de saxophone et orchestre, en coproduction avec le Quator Blindman.
Ce jeudi 18 septembre au théâtre Royal de Mons à 20 heures. Tarifs : 15 et 8 E.
> De la danse, de la voltige et de l'escalade avec la compagnie Retournamont et sa « Danse des Cariatides ». Jeune compagnie créée en 1996, Retournement déjoue la gravité et retourne le monde. Acrophobiques s'abstenir.
Les samedi 20 et dimanche 21 septembre à 21 h 30 sur la Grand-Place de Mons. Entrée libre.
> De l'humour avec les Achille Tonic. Après trois ans d'absence, Shirley et Dino remontent sur scène, accompagnés d'autres comédiens.
L'histoire : un metteur en scène réunit une troupe de dix artistes auxquels il donne la possibilité de s'exprimer. Au final, une parodie des divers jeux dramatiques par des personnages passionnés et loufoques.
Le 25 septembre à La Luna à Maubeuge à 20 heures. Tarifs : 15 et 10 E.
> De la chanson française avec Compagnons d'enfer, spectacle consacré à Baudelaire, Rimbaud, Aragon et Verlaine, mis en musique par Léo Ferré et interprété par Michel Hermon, accompagné au piano par Christophe Brillaud. Dans le cadre des quatrièmes rencontres annuelles autour de Léo Ferré. En présence de Marie Ferré. •
Le 28 septembre au théâtre Léo Ferré à Aulnoye-Aymeries à 18 heures. Tarifs : 11 et 8 E.
> Renseignements et réservations au 03 27 65 65 40
| Dimanche, 20 Juillet 2008 22:51 | |
![]() Coup de cœur RELATIO-EUROPE
![]() Par DanSolal
![]() Peinture te sculpture : Les deux disciplines exigent la même imagination créatrice et des talents si semblables du moins complémentaires. Mais les techniques de ces deux arts sont bien différentes. Maîtrise de l'espace, des volumes. Et des matériaux, des outils. Avec des doigtés bien particuliers, pour l'un et pour l'autre. La toile, plage ouverte, n'est pas le bloc qui ne supporte aucun faux mouvement, aucune inattention, aucune négligence. Liberté du peintre. Contraintes du sculpteur. ![]() Est-ce parce que la toile s'est enrichie de matériaux divers réservés aux sculpteurs que les deux arts et les artistes qui les servent ont renoué un dialogue intérieur à la Michel-Ange ? « Un dialogue du XX ième siècle », lance Jean-Louis Prat, commissaire de l'exposition sur les peintres-sculpteurs qui confirme la qualité extrême du Musée Frieder Burda, dans le parc thermal de Baden-Baden, dans ce Rhin supérieur qui est effectivement « le plus grand musée du monde. Un musée vivant sur ces deux rives de ce que Hugo appelait « le fleuve des fleuve » . ![]() Sous le titre «Les Peintres-Sculpteurs - Un dialogue entre la peinture et la sculpture», l'exposition comprend environ 140 travaux du 20ième siècle, dont des chefs d'œuvres de Degas, Miró, Picasso, Modigliani, Giacometti, Chagall, Kirchner, Baselitz, Beckmann, De Kooning, Gauguin, Matisse, Braque, Dubuffet, Tapies et Max Ernst seront exposés. En tout, plus de 20 artistes de premier ordre.. ![]()
«Le 20ième siècle est particulièrement riche en artistes qui sont à la fois peintres et sculpteurs. De grands créateurs, peintres de leur état, qui profitent de leur expérience de sculpteurs pour vivre une aventure nouvelle », explique Jean-Louis Prat. « Cette découverte de la forme de l'espace encourage beaucoup de peintres à quitter temporairement la couleur et la bi-dimensionalité de la toile. Ils affrontent des matériaux traditionnels ou réinventés pour créer une sculpture, qui exprimera leur sensibilité et tempérament. Ils accordent une importance nouvelle à la notion de l'idée ». Jean-Louis Prat a pu ici trouver matière à appliquer ce qui lui tient le plus à cœur : donner du sens à la cohabitation d'œuvres qui se contredisennt, se complètent, dialogue, incitent à la réflexion. L'esthète est un être sensible et cérébral. Les sens au service du sens. Il confirme les talents qu'il avait mis durant plus de trois décennies au service de la Fondation Maeght à St. Paul de Vence. Cet expert éminent en sculpture et peinture du 20ième siècle avait déjà brillé en 2006 au musée Frieder Burda de Baden-Baden : il avait été le commissaire de la grande rétrospective Chagall, qui avait attiré plus de 190.000 visiteurs.
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Au fil de cette promenade j'ai personnellement redécouvert les talents de peintres de Giacometti et j'ai appris (entre autre) à quel point Honoré Daumier a influencé la sculpture moderne et l'art du portrait. Ses « Parlementaires » n'ont pas vieilli : les caricaturistes d'aujourd'hui le savent bien. Son pouvoir de suggestion est le signe d'un talent qui résistera au temps. Ce talent qui fait que, selon Valéry, le génie est une habitude que prennent certains. Et qui devient vital pour la société quand il met sa créativité au service de la Liberté. A Baden-Baden, le mot « génial » recouvre tout son sens. DanSolal
AVANT-PREMIERE A la nature. La collection d'art Altana à Baden-Baden du 08 novembre 2008 au 01 février 2009 Pour les artistes du 20ième et du 21ième siècle, le sujet « nature » est d'une actualité comme on a rarement vu auparavant : Les artistes réagissent de façons très différentes aux interventions de l'homme sur la nature. La « nature » au sens large, incluant toute la création, est le thème central de la collection d'art Altana à Bad Homburg. Au départ collection de l'entreprise chimique Altana, elle comporte à ce jour environ 600 œuvres de l'art international contemporain. Pour la première fois, le musée Frieder Burda présentera une sélection d'environ 80 œuvres.
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Musée Frieder Burda Lichtentaler Allee 8b, 76530 Baden-Baden, www.museum-frieder-burda.de Tél.: (00)49-(0)7221-39898-0, fax: (00)49-(0)7221-3989830 Heures d'ouvertures: mardi à dimanche de 11 à 18 heures, lundi fermé Le plus grand musée du monde : Le Rhin supérieur http://www.museumspass.com/index.php Source: relation Europe
Crédit photos:Museum Frieder Burda in Baden-Baden. Jean Olivier Hucleux:
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Amateurs d'art, voici une escale européenne à ne pas manquer cet été : Baden-Baden ! Merci Monsieur Burda... Peinture et sculpture : un mariage d'amour et de raison... Il est des toiles qui ont du relief, avec des perspectives qui nous les font voir en 2D et des mouvements qui virtuellement les animent. Combien de natures mortes sont vivantes ! Il est des sculptures qui ont des couleurs, jouent avec les ombres et les lumières ou semblent plantées dans l'immobilité d'un trait. Mais qui, en dehors de Michel-Ange, a osé durant des siècles se dire et se montrer à la fois peintres te sculpteurs ? Au XX ième siècle, en Europe, l'audace a primé. Et la créativité s'est exprimée. Leçon de (belles) choses..



Ouverte depuis le 5 juillet 2008, elle attend un public nombreux et esthète jusqu'au 26 octobre 2008. Originale et fascinante, cette expo. Sur le fond et dans la forme. Juxtaposition de tableaux et de sculptures, mise en scène et en perspective très réussie, digne de ce décor (le musée) qui à lui seul mérité le déplacement. 
Frieder Burda en est visiblement très heureux. Et il a raison d'être fier du résultat: « Je suis très heureux que nous ayons pu réaliser cette exposition de sculptures à Baden-Baden. Depuis plusieurs années, je rêvais de présenter dans mon musée des sculptures en liaison directe avec la peinture. Nous y avons beaucoup travaille » Plus de 40 importants musées et collections privées, principalement d'origine française, suisse, allemande, américaine et espagnole, ont contribué à réaliser cette grande exposition d'été 2008 à Baden-Baden.
Le catalogue aussi est un vrai objet d'art et une source de réflexions, avec des textes pertinents. (Hatje Cantz, 288 pages, 232 images, dont 179 en couleur, relié avec jaquette, EUR 29,00. Editeur: Fondation Frieder Burda, introduction par Jean-Louis Prat, Textes par Jean-Louis Prat, Caroline Edde, Frank Schmidt). Edition allemande et française : ISBN 978-3-7757-2244-5 (allemand), ISBN 978-3-7757-2245-2 (français)


