Dans le cadre du 40e anniversaire du jumelage avec la ville d'Ansbach, la villa Béatrix Enea accueille une artiste peintre d'origine allemande, Barbara Schroeder. Cette exposition propose une sélection d'oeuvres, peintures et techniques mixtes réalisées sur toile et sur papier, réparties en deux séries aux titres évocateurs : « Humeurs végétales » et « Paysages de l'extrême » ainsi que des céramiques.
Le mur de Berlin symbole du déchirement.
Barbara Schroeder vit et travaille depuis une vingtaine d'années en France dans un petit village près de Bordeaux.
Née en 1965 à Kleve sur les bords du Rhin, elle a choisi de suivre ses études à l'École des Beaux-arts de Bordeaux tout en gardant des attaches profondes avec son pays natal. Très marquée par la fin politique des deux blocs, elle consacre à cet égard son diplôme de fin d'Études Approfondies au Mur de Berlin qu'elle étudie en plasticienne comme « une peinture sans fin, une fresque gigantesque d'artistes de toutes nationalités », support des manifestations de révolte et des aspirations libertaires.
Barbara Schroeder présente à Anglet dans les 3 salles de Béatrix Enea une succession chronologique de trois séries d'oeuvres qu'elle décrit elle-même.
« Les végétaux et légumes « basiques » (choux, artichauts, châtaignes, présentés dans la première salle sont autant de natures mortes « bien vivantes ». Ils se veulent bien sûr « appétissants » au sens épicurien du terme, mais ils constituent aussi pour moi une incitation au rêve, des fenêtres ou des hublots sur des voyages lointains que j'ai pu effectuer en Transylvanie ou en Patagonie.
Ces paysages de l'extrême, de la Patagonie au cap Nord, en passant par les plaines de Roumanie, on les retrouve plus ou moins stylisés dans les deux autres salles avec des territoires en apesanteur rehaussés par la couleur rouille, des montagnes et des étendues liquides où les bleus, les noirs, les gris dominent pour donner une sensation de froid et inciter au silence, à la méditation..et toujours au voyage ».
Dans la 3e salle, l'artiste, qui ne s'inquiète jamais de choisir entre figuration et abstraction, met en avant la « couleur » liquide de l'eau qui se faufile au gré du hasard, change d'aspect et se confond parfois avec le paysage.
« Pour moi, l'art c'est créer, toucher, raconter, souligne Barbara. Il doit être au service des hommes et non à la disposition des musées. Je ne veux rien imposer. J'imagine sans peine que les gens puissent accrocher mes toiles dans leur salon, leur chambre ou leur cuisine, qu'ils fassent connaissance avec elles, avec moi, et éprouvent un sentiment de bien-être en leur compagnie, comme si elles racontaient une histoire ; la leur peut-être ».
Exposition des oeuvres de Barbara Schroeder à Beatrix Enea, 2 rue Albert-le-Barillier à Anglet, jusqu'au 8 novembre. Entrée libre, du mardi au samedi de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
Madeleine Fagot organise des conférences à l'Orpal, association lavalloise qui ne compte pas moins de 2 430 membres. L'Office des retraités et des personnes de l'agglomération lavalloise met en place, depuis 24 ans, des conférences. Et ça marche très bien.
Car n'importe qui peut venir assister à ces conférences. Jeunes, moins jeunes, étudiants, mères de famille, « nous sommes ouverts à tout le monde ».
Nourrir 9 milliards de terriens
Au programme, cette année, de l'Histoire avec, entre autre, la Chouannerie et Images et pouvoirs au Moyen-Age par un professeur de la faculté de Rennes. Que fût la migration mayennaise au Québec aux XVIIe et XVIIIe siècles ? Ou encore Mai 68 en Mayenne ou le 90e anniversaire de l'armistice 14-18.
Des problèmes plus contemporains seront évoqués comme l'explication économique de la faim dans le monde ou Comment nourrir 9 milliards de terriens en 2050, Quelles solutions de remplacement pour notre monde privé de pétrole ? La littérature sera abordée. « On fera revivre Rabelais, Pascal, Nerval ou Giono » poursuit Madeleine Fagot. Des ouvertures vers d'autres pays seront évoquées comme l'éducation des filles au Québec au début du XXe siècle.
Même la philosophie a sa place avec des questions : Comment reconnaît-t-on une oeuvre d'art ? L'art est-il une copie de la réalité ? On parlera aussi de la peinture d'Henri Rousseau ou des peintres naïfs au Vieux Château. La musique ne sera pas oubliée. « On va inciter le public à profiter de la Folle Journée. »
Ì Les cours ont lieu les mercredis et les jeudis de 14 h 30 à 16 h, au 24 rue Mazagran, au fond de la cour. Tarifs : 4,50 € la conférence pour les adhérents, 5,50 € pour les autres. Il existe aussi des forfaits et abonnements. Renseignements au 02 43 56 42 60. Première séance le mercredi 15 octobre.

Site classé deux étoiles par le Ministère de l'Environnement, fréquenté chaque année par des dizaines de milliers de visiteurs, le Parc est un grand classique de l'arrière-pays héraultais ... Le Cirque de Mourèze, paysage chaotique près de Montpellier, est le seul cirque ruiniforme en Europe qui est habité depuis la préhistoire jusqu'à nos jours sans discontinuité. Un paysage digne d'un conte de fées avec de nombreuses questions en suspens depuis plusieurs siècles...

"Dans ces îles où la solitude est totale j'ai trouvé une sorte de paix" écrivait Jacques Brel qui passa les dernières années de sa vie à Atuona au cœur des Marquises en Polynésie Française.
"Le jardin des Marquises" offre les rivages de ses terres fertiles aux courants d'une mer déchaînée dont on ne voit ni le fond, ni les nuances colorées, ni le corail.
Je n'aurais jamais été chanteur si j'avais pu être Blériot..." Jacques Brel
Le 9 octobre 2008 sera célébré le 30ème anniversaire de la disparition de Jacques Brel (1929 - 1978). Si son génie de poète et de chanteur est internationalement reconnu, il fut aussi et passionnément, cinéaste, navigateur et pilote.Cette passion pour les avions l’anima jusqu’aux Iles Marquises en Polynésie française où il passa la fin de sa vie. Là-bas, plus que le chanteur, Jacques Brel est «l’homme à l’avion». Son idée : créer un Aéroclub, qui aurait permis d’ouvrir de nouveaux horizons aux jeunes polynésiens, un projet resté inachevé jusqu’à ce jour.
Á l'occasion de ce 30ème anniversaire et afin de poursuivre et de faire connaître l’œuvre et l’action de Jacques Brel, poète–aviateur :
- Son deuxième avion, un Wassmer 421, sera exposé sur les Champs-Elysées à Paris, à l’occasion du Centenaire de l’Industrie aérospatiale française du 4 au 12 octobre 2008.
- L’«Aéroclub des Marquises–Jacques Brel» sera inauguré à Atuona sur l’île d’Hiva-Oa, le 9 octobre 2008, en présence notamment d’acteurs de l’aventure aéronautique, de témoins de son séjour aux Marquises, de pilotes l’ayant connu et formé et enfin de son épouse, Miche Brel, qui fera le voyage à cette occasion.
Pour en savoir plus : www.tahiti-tourisme.be
Vous appréciez Jacques Brel ?
Visitez l’expo « J’aime les Belges » à partir du 23 septembre à Bruxelles.
Téléchargez le dépliant d’information en cliquant ici
Plus d'information sur : www.jacquesbrel.be
Merci à la fondation Jacques Brel de nous savoir permis d’utiliser ces visuels.
Vicky Cristina Barcelona 
Un film de Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Penélope Cruz, Javier Bardem, Rebecca Hall, Patricia Clarkson
Article de Clémence Imbert
Woody Allen dupe une nouvelle fois son public. Après "Match Point", "Scoop" et "Le Rêve de Cassandre" tournés à Londres, le cinéaste clôt son escapade européenne d'un brillant "Vicky Cristina Barcelona".
Vicky Cristina Barcelona commence sur les chapeaux de roue. Exit le plan d'ensemble du skyline new-yorkais. A peine les héroïnes sont-elles descendues d'avion qu'une voix-off, narrateur omniscient, les présente. A gauche : Vicky, brune et rationnelle. A droite : Cristina, blonde et instinctive. Cette dichotomie, déjà exploitée par la confrontation fraternelle entre Terry et Ian dans Le Rêve de Cassandre, fait ressortir d'entrée les deux dynamiques de ce qui constitue le 44ème film de Woody Allen : le rythme effréné des rebondissements et le gouffre voluptueux au sein duquel plongent, dans un pays étranger, des héroïnes en quête de repères. Ces deux éléments s'entremêlent avec une aisance insoupçonnée, d'où une intrigue enlevée. L'enthousiasme s'allie au plaisir des thèmes alleniens et au renouvellement du réalisateur dans une légèreté inégalée, s'accordant même un trait d'auto-dérision.
Film d'une emprise sans précédent, Vicky Cristina Barcelona ressemblerait presque à une infidélité faite au "vrai" Woody Allen. Car est-ce le charme de Barcelone, ou les protagonistes, ersatz des films alleniens typiques, qui nous comblent ?



