1 2 3
Mardi 14 Octobre 2008
Barbara Schroeder présente ici sa vision des paysages des Carpathes photo a.d.

Dans le cadre du 40e anniversaire du jumelage avec la ville d'Ansbach, la villa Béatrix Enea accueille une artiste peintre d'origine allemande, Barbara Schroeder. Cette exposition propose une sélection d'oeuvres, peintures et techniques mixtes réalisées sur toile et sur papier, réparties en deux séries aux titres évocateurs : « Humeurs végétales » et « Paysages de l'extrême » ainsi que des céramiques.

Le mur de Berlin symbole du déchirement.

Barbara Schroeder vit et travaille depuis une vingtaine d'années en France dans un petit village près de Bordeaux.

Née en 1965 à Kleve sur les bords du Rhin, elle a choisi de suivre ses études à l'École des Beaux-arts de Bordeaux tout en gardant des attaches profondes avec son pays natal. Très marquée par la fin politique des deux blocs, elle consacre à cet égard son diplôme de fin d'Études Approfondies au Mur de Berlin qu'elle étudie en plasticienne comme « une peinture sans fin, une fresque gigantesque d'artistes de toutes nationalités », support des manifestations de révolte et des aspirations libertaires.

Barbara Schroeder présente à Anglet dans les 3 salles de Béatrix Enea une succession chronologique de trois séries d'oeuvres qu'elle décrit elle-même.

« Les végétaux et légumes « basiques » (choux, artichauts, châtaignes, présentés dans la première salle sont autant de natures mortes « bien vivantes ». Ils se veulent bien sûr « appétissants » au sens épicurien du terme, mais ils constituent aussi pour moi une incitation au rêve, des fenêtres ou des hublots sur des voyages lointains que j'ai pu effectuer en Transylvanie ou en Patagonie.

Ces paysages de l'extrême, de la Patagonie au cap Nord, en passant par les plaines de Roumanie, on les retrouve plus ou moins stylisés dans les deux autres salles avec des territoires en apesanteur rehaussés par la couleur rouille, des montagnes et des étendues liquides où les bleus, les noirs, les gris dominent pour donner une sensation de froid et inciter au silence, à la méditation..et toujours au voyage ».

Dans la 3e salle, l'artiste, qui ne s'inquiète jamais de choisir entre figuration et abstraction, met en avant la « couleur » liquide de l'eau qui se faufile au gré du hasard, change d'aspect et se confond parfois avec le paysage.

« Pour moi, l'art c'est créer, toucher, raconter, souligne Barbara. Il doit être au service des hommes et non à la disposition des musées. Je ne veux rien imposer. J'imagine sans peine que les gens puissent accrocher mes toiles dans leur salon, leur chambre ou leur cuisine, qu'ils fassent connaissance avec elles, avec moi, et éprouvent un sentiment de bien-être en leur compagnie, comme si elles racontaient une histoire ; la leur peut-être ».

Exposition des oeuvres de Barbara Schroeder à Beatrix Enea, 2 rue Albert-le-Barillier à Anglet, jusqu'au 8 novembre. Entrée libre, du mardi au samedi de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.

Auteur : Alain d'Aries
Lundi 13 Octobre 2008
Madeleine Fagot organise des conférences à l'Orpal, association lavalloise qui ne compte pas moins de 2 430 membres.  Madeleine Fagot organise des conférences à l'Orpal, association lavalloise qui ne compte pas moins de 2 430 membres.

L'Office des retraités et des personnes de l'agglomération lavalloise met en place, depuis 24 ans, des conférences. Et ça marche très bien.

Chaque semaine, un sujet différent est abordé. Et cette année, comme chaque fois, « les sujets vont être entièrement renouvelés » indique Madeleine Fagot, responsable des conférences avec Yvette Peigné. Les conférenciers, eux, sont compétents, « passionnés par leur sujet » et accessibles à un public varié. Ce sont des enseignants, des chercheurs, des voyageurs, des musiciens ou des artistes.

 

Car n'importe qui peut venir assister à ces conférences. Jeunes, moins jeunes, étudiants, mères de famille, « nous sommes ouverts à tout le monde ».

Nourrir 9 milliards de terriens

Au programme, cette année, de l'Histoire avec, entre autre, la Chouannerie et Images et pouvoirs au Moyen-Age par un professeur de la faculté de Rennes. Que fût la migration mayennaise au Québec aux XVIIe et XVIIIe siècles ? Ou encore Mai 68 en Mayenne ou le 90e anniversaire de l'armistice 14-18.

Des problèmes plus contemporains seront évoqués comme l'explication économique de la faim dans le monde ou Comment nourrir 9 milliards de terriens en 2050, Quelles solutions de remplacement pour notre monde privé de pétrole ? La littérature sera abordée. « On fera revivre Rabelais, Pascal, Nerval ou Giono » poursuit Madeleine Fagot. Des ouvertures vers d'autres pays seront évoquées comme l'éducation des filles au Québec au début du XXe siècle.

Même la philosophie a sa place avec des questions : Comment reconnaît-t-on une oeuvre d'art ? L'art est-il une copie de la réalité ? On parlera aussi de la peinture d'Henri Rousseau ou des peintres naïfs au Vieux Château. La musique ne sera pas oubliée. « On va inciter le public à profiter de la Folle Journée. »

Ì Les cours ont lieu les mercredis et les jeudis de 14 h 30 à 16 h, au 24 rue Mazagran, au fond de la cour. Tarifs : 4,50 € la conférence pour les adhérents, 5,50 € pour les autres. Il existe aussi des forfaits et abonnements. Renseignements au 02 43 56 42 60. Première séance le mercredi 15 octobre.

 
Ouest-France
 
Jeudi 09 Octobre 2008
 

Site classé deux étoiles par le Ministère de l'Environnement, fréquenté chaque année par des dizaines de milliers de visiteurs, le Parc est un grand classique de l'arrière-pays héraultais ... Le Cirque de Mourèze, paysage chaotique près de Montpellier, est le seul cirque ruiniforme en Europe qui est habité depuis la préhistoire jusqu'à nos jours sans discontinuité. Un paysage digne d'un conte de fées avec de nombreuses questions en suspens depuis plusieurs siècles...

http://www.futura-sciences.com/fr/environnement/exploregions/escapade/r/herault-1/d/cirque-de-moureze_605/

Mercredi 08 Octobre 2008

"Dans ces îles où la solitude est totale j'ai trouvé une sorte de paix" écrivait Jacques Brel qui passa les dernières années de sa vie à Atuona au cœur des Marquises en Polynésie Française.

"Le jardin des Marquises" offre les rivages de ses terres fertiles aux courants d'une mer déchaînée dont on ne voit ni le fond, ni les nuances colorées, ni le corail.

Je n'aurais jamais été chanteur si j'avais pu être Blériot..." Jacques Brel
Le 9 octobre 2008 sera célébré le 30ème anniversaire de la disparition de Jacques Brel (1929 - 1978). Si son génie de poète et de chanteur est internationalement reconnu, il fut aussi et passionnément, cinéaste, navigateur et pilote.

Cette passion pour les avions l’anima jusqu’aux Iles Marquises en Polynésie française où il passa la fin de sa vie. Là-bas, plus que le chanteur, Jacques Brel est «l’homme à l’avion». Son idée : créer un Aéroclub, qui aurait permis d’ouvrir de nouveaux horizons aux jeunes polynésiens, un projet resté inachevé jusqu’à ce jour.

Á l'occasion de ce 30ème anniversaire et afin de poursuivre et de faire connaître l’œuvre et l’action de Jacques Brel, poète–aviateur :

  • Son deuxième avion, un Wassmer 421, sera exposé sur les Champs-Elysées à Paris, à l’occasion du Centenaire de l’Industrie aérospatiale française du 4 au 12 octobre 2008.
  •  L’«Aéroclub des Marquises–Jacques Brel» sera inauguré à Atuona sur l’île d’Hiva-Oa, le 9 octobre 2008, en présence notamment d’acteurs de l’aventure aéronautique, de témoins de son séjour aux Marquises, de pilotes l’ayant connu et formé et enfin de son épouse, Miche Brel, qui fera le voyage à cette occasion.

Pour en savoir plus : www.tahiti-tourisme.be

 

Exposition Jacques Brel-J'aime les Belges

Vous appréciez Jacques Brel ?
Visitez l’expo « J’aime les Belges » à partir du 23 septembre à Bruxelles. 
Téléchargez le dépliant d’information en cliquant ici
Plus d'information sur : www.jacquesbrel.be

 


Merci à la fondation Jacques Brel de nous savoir permis d’utiliser ces visuels.

http://be.franceguide.com/Le-30eme-anniversaire-de-la-disparition-de-Jacques-Brel-le-9-octobre.html?nodeID=1&EditoID=198293

Mardi 07 Octobre 2008

Vicky Cristina Barcelona 2 étoiles

Un film de Woody Allen

Avec Scarlett Johansson, Penélope Cruz, Javier Bardem, Rebecca Hall, Patricia Clarkson

Article de Clémence Imbert

Woody Allen dupe une nouvelle fois son public. Après "Match Point", "Scoop" et "Le Rêve de Cassandre" tournés à Londres, le cinéaste clôt son escapade européenne d'un brillant "Vicky Cristina Barcelona".


La virtuosité picturale, baignée d'une photo ensoleillée et sensuelle, concrétise la Théorie de la Passade, cinématographique et amoureuse, fictive et réelle.

Vicky Cristina Barcelona
commence sur les chapeaux de roue. Exit le plan d'ensemble du skyline new-yorkais. A peine les héroïnes sont-elles descendues d'avion qu'une voix-off, narrateur omniscient, les présente. A gauche : Vicky, brune et rationnelle. A droite : Cristina, blonde et instinctive. Cette dichotomie, déjà exploitée par la confrontation fraternelle entre Terry et Ian dans Le Rêve de Cassandre, fait ressortir d'entrée les deux dynamiques de ce qui constitue le 44ème film de Woody Allen : le rythme effréné des rebondissements et le gouffre voluptueux au sein duquel plongent, dans un pays étranger, des héroïnes en quête de repères. Ces deux éléments s'entremêlent avec une aisance insoupçonnée, d'où une intrigue enlevée. L'enthousiasme s'allie au plaisir des thèmes alleniens et au renouvellement du réalisateur dans une légèreté inégalée, s'accordant même un trait d'auto-dérision.
 
Littéraire érudit et mélomane actif (il vient de signer la mise en scène d'un opéra à Los Angeles), Woody Allen synthétiserait-il ses films dans des séries de calculs ? Vicky, Cristina, Barcelona : trois noms, trois personnages. Trois couples se forment. Vicky et Cristina + Barcelone. Cristina et Juan Antonio + Marie Elena. Vicky et son mari + Juan Antonio. Toutes ces additions convergent vers le même résultat, le chiffre 3, et une constitution en binôme + un embryon, c'est-à-dire : le résultat expérimental de la Théorie de la Passade. C'est dit ! Certes, cette pseudo-théorie farfelue fait toutefois ses preuves. D'une extension hors-cadre au terre-à-terre des relations amoureuses du film, l'idylle éphémère constitue le tournant d'un Woody Allen esthète, charmeur, voire osé, poursuivant le souffle retrouvé lors de sa trilogie (quelle coïncidence...) londonienne. Woody Allen s'aventure donc dans Barcelone, derrière la caméra seulement, faisant confiance aux nouveaux (Javier Bardem, Penelope Cruz), pour offrir à sa filmographie une pointe d'exotisme et conserver les thèmes qui lui sont chers : l'adultère, l'ulcère, les psys et le don juanisme.

Woody Allen tranche avec la structure généralement transposable en pièce de théâtre de ses précédents films. Ici, le récit et le visuel se construisent dans une structure foncièrement cinématographique. La rapidité avec laquelle la voix-off présente ses personnages justifie cet engouement pour l'action et non la psychanalyse ou le questionnement existentiel. Cette nervosité d'action est paradoxalement compensée par des mouvements lents mais incessants dans le cadre et non dans le montage. Fluidité et camaïeux de couleurs chaudes répercutent des instants de douceur, de beauté et de romantisme, voire d'érotisme. Secondé par le chef opérateur Javier Aguirresarobe, le cinéaste choisit de reproduire à l'image l'aura de la ville catalane. Les couleurs sont pures, flavescentes, et les aplats de couleurs nuancées parviennent à évoquer comme référentiel les paysages idylliques entre XVIIIe siècle et modernité, où le détail pittoresque fleurissait dans une composition de la nature, caractère primitif et frivole accompagnant le récit et les personnages. Marie-Elena effleure de son pied un bassin entouré par la végétation ; Cristina reste pensive quant au dionysiaque Juan Antonio, amant commun. Encerclant les personnages pris au piège par l'aura lumineuse de la ville, cette contribution surprise berce le film dans un paradis perdu, dans un rêve brut de plaisirs charnels. D'ailleurs, l'arrivée et le départ des héroïnes se constituent en plan fixe et dans des couleurs froides : le voyage fut-il réel ou fantasmé ?

Mais pourquoi trois ? Trois intrigues entremêlées, trois couples qui forment et se déforment, une trilogie londonienne ? Hautement symbolique, le chiffre 3 rappelle les spéculations de la Kabbale,  évoquées dans Pi de Darren Arronfsky. Ayant très souvent fait lui-même allusion à sa judaicité, cette hypothèse n'est peut-être pas si fantasque. Dans la loi du ternaire, tout concorde à ne faire qu'un : le sujet, le verbe et l'objet. Vicky Cristina Barcelona est la somme des trois précédents opus (le drame romantique de Match Point; le fantastique et burlesque de Scoop et la tragédie avec Le Rêve de Cassandre), ainsi que la symbiose de l'esprit, de l'âme et du corps. Vicky répond au rationnel, Cristina à l'âme amoureuse, Juan Antonio et Maria-Elena au corps.

Vicky et Cristina repartent bouches-bées et désorientées, vidées d'une excursion où la recherche de stabilité fut vaine. Il fallait en profiter sans complexes. Constamment entre jeu et perdition dans les bras de Juan Antonio, Vicky et Cristina s'offrent au bras de ce Dionysios, saoulant ces dames dans les tavernas catalanes, pour des jours et des nuits dont les souvenirs vaporeux s'éclipseront dans ses souvenirs fantasques plutôt que dans des réalités éclatantes de probabilité.

Qui dit « passade », dit infidélité, mais toujours retour au bercail. Son escapade européenne l'aura-t-il inspiré pour voir d'un autre oeil sa ville natale ? Whatever Works, son prochain film, a déjà été tourné à New York.
Film d'une emprise sans précédent, Vicky Cristina Barcelona ressemblerait presque à une infidélité faite au "vrai" Woody Allen.  Car est-ce le charme de Barcelone, ou les protagonistes, ersatz des films alleniens typiques, qui nous comblent ?

Fiche Film

1 2 3
Créer un blog sur votrecv.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus