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Jeudi 11 Septembre 2008

Corinne Bayle

Olivier Schefer, Variations nocturnes, Paris : Vrin, 2008, 156 p.
 

 

En préambule, l’image du film de Jacques Tourneur, Vaudou, dans laquelle deux femmes (une blonde, une brune) semblent nuitamment chercher au milieu d’un champ un chemin ouvert par le halo d’une lampe électrique entre deux haies de roseaux ou de cannes à sucre, comme de grandes épines entrecroisées, regardent chacune du côté opposé, poursuivies par la même épouvante. Le lecteur de ces Variations nocturnes se verra proposer plusieurs pistes entrelacées sur les routes ténébreuses de la pensée et de la mémoire, de l’intime et du collectif, qui se rencontrent dans la question du sommeil empêché. L’ouvrage publié dans la collection « Matière étrangère » chez Vrin touche ainsi à la philosophie par des voies vagabondes, la philosophie comme une quête, une interrogation du réel autant qu’une connaissance de soi. Que peut-on comprendre d’autre ou autrement, durant les nuits de veille ? Que tirer de ce déplacement, qu’ordonner de ce désordre, cette inversion des yeux ouverts sur l’opacité, laissant entrevoir quelle parcelle de quel infini ?

 

Cet essai se présente comme une rhapsodie de brefs textes commentant telle réflexion philosophique (Kant, Novalis, Sartre, Blanchot), poétique (Lautréamont, Baudelaire, Nerval, Novalis toujours), tel passage romanesque (Balzac, Maupassant, Gautier, Nodier, Dumas, Barbey d’Aurevilly) ou telle scène cinématographique (Murnau, Hitchcock, Kubrick, Ridley Scott, David Lynch) et encore tel tableau (Füssli, Friedrich), sans oublier l’histoire du sommeil, naturel (Nodier, Proust) ou artificiel (Puységur), et celle des rêves (Freud, Bachelard) — la liste n’est pas close. Toutefois, rien d’exhaustif, ces Variations nocturnes revendiquent la vertu suggestive du fragmentaire et ses fulgurances, comme autant d’éclats d’une théorie en devenir, s’harmonisant en arabesques subtiles avec d’autres éclats, ceux du souvenir.

 

On sera sensible à l’aspect symphonique de cet opus, qui n’est en rien un essai théorique lourdement argumenté, bien plutôt un écheveau de fils tirés inventant une toile arachnéenne, dans le labyrinthe hypnotique de l’imaginaire et de la raison, cherchant à retisser les bâillements de la pensée et recoudre les déchirures de l’existence. Le Moi est le centre rationnel et émotionnel, la vie est l’axe qui rassemble ces bribes éparses, et le livre, miroir des visages d’un vivant parmi les vivants, dont l'intuition intellectuelle, faculté mystérieuse, est emblématisée par la nuit, le nocturne. Au long des évocations, d’œuvres littéraires, de toiles et de films, au gré des réflexions et des rêveries qui se proposent comme autant d’échos indirects des nôtres, se dessine un portrait diffracté en plusieurs morceaux, qui ne coïncident pas tout à fait, entre fiction et authenticité. Les confidences voilées de ce cheminement intérieur constituent autant de jalons ou de points lumineux de cette traversée dangereuse, en une anamnèse jusqu’au profond du funèbre. Le lecteur garde la liberté de suivre les pas du scripteur dromomane lorsqu’il arpente les rues de Paris ou de New York, en fuite ou à la recherche d’une femme aimée, comme il peut préférer s’égarer dans l’obscurité de son propre « espace du dedans » à partir des observations esthétiques.

 

C’est en effet un livre sur la nuit au prisme de l’art, et sur ce que la nuit produit en nous d’interrogations essentielles, un livre personnel comme par intermittences, où la voix reste constante mais légère, quoique souvent grave, dans la méditation ou l’enquête spéculative, Les pages consacrées au cinéma, à la littérature ou la peinture, à la fabrique de l’image, viennent enrichir, en s’y superposant, parfois s’y substituant, les questions philosophiques : qu’est-ce qui se donne à entendre du réel pour le noctambule, ce guetteur en posture d’éveil ? Qu’est-ce qui se rêve en lui ? Que permettent de voir ou de réfléchir, dans l’interstice de la veille et du sommeil, dans le battement de paupières, ouvertes ou closes, les images de cauchemars ou de songes, diastoles et systoles — dysphorie d’Aurélia, merveille de Peter Ibbetson —, quelle parcelle de vérité ? Et il s’agit plutôt d’explorer le « mauvais sommeil », qui « nous sollicite plus entièrement que le “bon”, puisqu’il ne nous extrait pas du monde, mais nous incite à le repenser et à le revoir » (selon Blanchot, les mauvais dormeurs « rendent la nuit présente »), au rebours de ce que les marchands de bonheur voudraient accréditer quant aux bienfaits médicaux ou mystiques du sommeil prétendument « réparateur ». L’insomniaque refuse cette « acceptation consensuelle du monde » pour l’ausculter sans relâche, lui-même tour à tour zombie ou somnambule, pupilles dilatées, yeux révulsés, « collusion de plans antithétiques, de la nuit et du jour, de la mort et de la vie ». Les grands penseurs ont souhaité quelquefois ne plus dormir, dans le sentiment aigu d’une perte, non de temps ou d’activité, mais de connaissance et de possibilité de saisir ou de voler un peu plus de lumière en cette épreuve de la vie passée au noir. L’hallucination, le somnambulisme, seraient alors plutôt une chance. Les pages liminaires (Kant trouvant une autre façon de compter les moutons), ironiques et sérieuses, donnent le ton, rêvant à une Critique de la raison somnambule, entre Witz et inquiétude, jusqu’à la dernière route ombreuse hantée par la mort d’un être cher, cet absurde auquel les scintillements d’étoiles cherchent une consolation magique, remontant jusque dans l’enfance et l’adolescence, et les plus lointains désirs d’écriture — ou d’amour.

 

C’est un livre à relire, à feuilleter en aval, ou à reprendre à rebours, en écoutant monter en nous les prolongements vertigineux de la nuit. Il interpelle une trouble aspiration faustienne de maîtrise : voir au-delà, pénétrer sous les paupières, y découvrir le secret métaphysique ou le néant. Il rappelle que la philosophie, si elle induit toujours une rigueur, voire une aridité purement abstraite, enseigne d'abord à vivre, en visitant les moments intermédiaires, ces zones frontières, entre deux mondes, qui signifient être là, dans l’existence, bien qu’en retrait. Ces Variations nocturnes s’inscrivent dans un impensé, un suspens (diraient Gracq ou Hitchcock) où peuvent éclore, en ses éclairs, une lucidité nouvelle. On se rappelle la belle formule du poète des Feuillets d’Hypnos et de La Nuit talismanique, « Dans la Nuit, se tiennent nos apprentissages » : voici une sorte de Bildungsroman philosophique, original et poétique, idéalement romantique. 

Publié sur Acta le 10 septembre 2008
 

Pour citer cet article : Corinne Bayle , "Brève histoire du (mauvais) sommeil", Acta Fabula, Notes de lecture,

URL : http://www.fabula.org/revue/document4531.php

Mercredi 10 Septembre 2008

Du premier marin venu d'ailleurs à Rimbaud, de l'escale d'un jour aux séjours d'une époque, marins ou militaires, poètes ou voyageurs,  qui n'a pas succombé au charme et à la magie du paysage djiboutien ? Tous furent inspirés. Car ici, tout est musique. Tout est poésie. Entre mystères et merveilles, les mots se dissipent et laissent la place à la nature pour s'exprimer avec ses propres mots. ''L'on peut comprendre aisément pourquoi la visite de Djibouti ne peut se résumer à un simple séjour de dépaysement et qu'il ne peut s'offrir à n'importe quel regard.  Tout d'abord, parce que dans ce petit pays, il n'y rien à voir, tout est à mériter par l'effort et la patience.'' Ici, le temps s'est évaporé tel un parfum d'encens. Et une symphonie céleste vous emporte aussitôt à la création du monde, ''avant que Dieu n'ordonnât aux arbres, aux fleurs et cours d'eau d'être et de compléter son œuvre''. Entre la faune te la flore, entre les hommes et les légendes, l'on retiendra seulement le sublime d'un chef-d'œuvre divin. Voyage au pays des merveilles.

Circuit balnéaire, avec les îles Moucha, Maskali ou les plus belles plages de la République de Djibouti: Goubet, Arta,  Sable Blanc, Ambado où on peut pratiquer surf, ski d'eau, sport de plage et diverses autres activités. 

Circuit Fonds marins et Pêche. les fonds de la mer reflètent la vie sous-marine de la Mer Rouge et abritent une faune et une flore parmi les plus diverses au monde. L'on peut aussi succomber au charme des palétuviers de Godoria, en région obockoise, un paradis ornithologique, sanctuaire de  migration de presque 300 000 espèces d'oiseaux parmi les espèces les plus rare au monde.

Circuit géologiques,  des paysages absolument fantastiques voire apocalyptiques ; lac Assal, Île du diable au Goubet, une région qui abrite des volcans parmi les plus jeunes du mondes parmi lesquels le benjamin, Ardoukoba, est entré en é la première fois en éruption en  novembre 1978  et qui, ne dort que d'un seul œil…D'autres sites, tout aussi fabuleux  comme la fameuse faille du rift d'Assal.

Circuits archéologiques avec quelques sites préhistoriques dans le nord du Lac Assal avec des gravures rupestres récemment découvertes et la visite du Lac Abhé et de ses paysages lunaires qui offrent un paysage étrange aux yeux du voyageur. Un paysage fantastique, avec des centaines de cheminées fumantes et parsemé de sources d'eau chaude, soutenant le  développement des pâturages.   

Circuit montagne. Tadjourah, Randa et le Day, qui culmine à 1500 m, offrant une fraîcheur rare dans le pays. Et sa forêt primaire aux espèces végétales sans âge constitue une destination de charme. Randa et ses jardins fleuris et Dittilou l'ombragée méritent aussi le détour. Cette région, accessible en 4X4 est propice aux promenades pédestres ou à dos de chameau.  Des centres touristiques de mieux en mieux équipés attendent le visiteur avec le gîte et le couvert.  

Plaines et montagnes, Ali Sabieh, Dikhil et le grand Bara offrent des paysages contrastés.  Les jardins d'Assamo, la fraîcheur des rouges collines assajogs, les autruches du Hanlé et enfin, le grand Barra, cet ancien fond de lac devenu un centre de char à voile…c'est le sud djiboutien qui, bien qu'étant proche de la capitale, offre un dépaysement total.

Circuit anthropologique. Djibouti, Arta et  Damerjoog. Il y a d'abord la capitale dont les vieilles pierres conservent le souvenir de la multitude des peuples qui se sont côtoyés ici, ont travaillé ensemble et bâti une cité à l'image du brassage ethnique qui caractérise ce peuple. Plus loin, en altitude, Arta offre une vue imprenable sur le golfe de Tadjourah et sa plage de sable fin vaut le détour.

http://www.lanation.dj/news/2008/ln127/national6.htm

Mardi 09 Septembre 2008

mardi 09.09.2008, 04:56 - La Voix du Nord

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|  ROUTE DU LITTORAL |

Les attelages de la Route du littoral repartent aujourd'hui de la mairie d'Étaples, feront la pause de midi avec les écoliers de Camiers et arriveront à Équihen-Plage à 16 h 30.

 


«  Des chevaux de 700 ou 800 kg, c'est énorme à l'échelle d'un môme qui en pèse vingt ! » Patrick Sabatucci, un franc-comtois (il y a 10 000 chevaux francs-comtois en race pure), aime tout de la Route du littoral - il les a toutes faites sauf la première -, mais spécialement l'accueil des gens du Nord et le passage dans les écoles. Architecte, il est comme il dit «  en GAEC » avec son beau-frère éleveur de chevaux. Son lyrisme ne tarit pas : «  Moi qui ai fait beaucoup de compétitions, j'apprécie ici l'absence de toute notion de compétition. Aucune jalousie, pas de gain en jeu, que de l'entraide. Les organisateurs sont des gens formidables. On prend le temps des rapports humains et de voir ce qu'il y a autour de nous. Dans le Nord, on a vraiment un accueil et des paysages exceptionnels. La Côte d'Opale, la baie d'Authie... on n'imagine pas des paysages comme ça chez nous ! Depuis presque 10 ans, c'est toujours pour moi un émerveillement renouvelé. On vient à chaque fois avec de nouveaux chevaux et c'est étonnant à chaque fois de voir comment ils découvrent la mer... » • J.-H. P.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Montreuil/actualite/Secteur_Montreuil/2008/09/09/article_les-attelages-ont-commence-leur-migratio.shtml

Lundi 08 Septembre 2008

Posted: 08 Sep 2008 01:00 AM CDT

Figure commémorative, Uli, région de Mandak-Barak, plateau Lelet, Nouvelle-Irlande centrale. Fin du XIXe siècle. H:73 cm. Provenance: Eduard Hernsheim, Allemagne. Photo (c) Studio R. Asselberghs - Frédéric Dehaen, BrusselsParcours des Mondes 2008 - Le salon international des arts premiers

Du 10 au 14 septembre 2008

Saint-Germain-des-Prés 75006

Pour sa septième édition, Parcours des mondes - le salon international des arts premiers - se tiendra au coeur de Saint-Germain-des-Prés du 10 au 14 septembre 2008. Avec un taux de participation de galeries en hausse de 20% par rapport à l’année dernière - signe que la manifestation rencontre un succès croissant!

Carte du quartier de Saint-Germain-des-Prés, Paris VIe (c) Parcours des Mondes, 2008Une soixantaine de galeries spécialisées accueilleront les plus grandes collections d’arts premiers au monde, entre les rues des Beaux-Arts, de Seine, Jacques Callot, Visconti, Jacob, Guénégaud, Mazarine et le quai Malaquais. Cinquante pour cent des galeristes participants sont étrangers, provenant de Belgique, des Etats-Unis, d’Italie, de Suisse, du Canada, d’Espagne, du Royaume-Uni, d’Australie, des Pays-Bas, etc..

Figure reliquaire Fang, Gabon ou Guinée-Equatoriale. Bois, métal, patine noire suintante. H:43 cm. Socle Inagaki. Ex. coll. Paul Guillaume. Mace et Helen Neufeld, Los Angeles. Photo (c) Hughes Dubois, Collection Liliane et Michel Durand-DessertArts premiers d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et d’Amérique seront exposés au public dans le contexte d’un marché de la demande en plein essor. Les amateurs d’art contemporain sont en effet tout autant férus d’arts premiers, ces-derniers étant la quintessence des premiers. En atteste l’exposition “Fragments du Vivant” de la collection de Liliane et Michel Durand-Dessert, présentée à la Monnaie de Paris. Collectionneurs d’art contemporain, les Durant-Dessert ont réuni parallèlement des pièces rares d’arts premiers, depuis une vingtaine dannées.

Dans cette même optique, quatre galeries ont choisi de confronter des oeuvres d’arts contemporain et premiers. La galerie Jean-François Aittouarès (2, rue des Beaux-Arts) met en parallèle des toiles de Hans Hartung et d’autres peintres modernes avec les pièces africaines du marchand Jacques Germain (Montréal). La galerie Patrice Trigano (4bis rue des Beaux-Arts) fait dialoguer des oeuvres de Magritte, Léger et Picasso avec la collection de Bernard de Grunne (Belgique). La Danse, Billie Zargewa (c) Johann Levy Art PrimitifLa galerie Johann Lévy (40, rue Mazarine) expose des sculptures anciennes d’Afrique et d’Océanie avec les toiles de l’artiste sud-africaine Billie Zangewa. Enfin, la galerie Jeanne-Bucher (53, rue de Seine) propose l’exposition “Parcours Croisés” (ouverte au public du 16 septembre au 4 octobre 2008) autour d’oeuvres modernes relevant du primitivisme (Dubuffet, Giacometti, Vieira da Silva, Tobey, Laurens) et des oeuvres traditionnelles d’origine Olmèque (peuple précolombien de Mésoamérique), Maya, Huaxtèque (Amérindiens du Mexique), Amok (population austronésienne) et Sepik (Nouvelle-Guinée).

Sculpture Malangan, Nouvelle-Irlande. Ancienne collection allemande. H:158 cm. Photo (c) Arte y RitualLes autres galeries présentent des thèmes variant de la magie en Afrique noire (galerie Alain Lecomte, 21, rue Guénégaud) à la collection d’Alain Javelaud (Galerie Bernard Dulon, 10, rue J. Callot), en passant par le Congo mythique (galerie Alain Bovis, 9, quai Malaquais), les masques et visages en Mésoamérique (galerie Furstenberg, 8, rue Jacob), les sculptures d’Océanie (Galerie Rive Gaucge Marcel Strouk, 23, rue de Seine), les petites figurines chez les Sogo Bo Bambara du Mali (galerie Loeb, 12, rue des Beaux-Arts), les sculptures Lamba et Losso du Togo (galerie Alain de Montbrison, 2, rue des Beaux-Arts) ou encore les totems et chamanes des Eskimos et Indiens de Colombie Britannique (galerie Flak, 8, rue des Beaux-Arts).

Mariam Bandé. Photo (c) Antoine Schneck, Galerie Berthet-AittouarèsDes photographies contemporaines - “Regards d’aujourd’hui” - ayant des affinités avec les arts premiers sont exposées dans les galeries Frédéric Moisan (72, rue Mazarine), Berthet-Aittouarès (29, rue de Seine) et dans le restaurant trendy l’Alcazar (62, rue Mazarine).

Personnage debout. Vallée de Jequetepeque, Pérou. Culture Chavin-Tembladera. 17 x 10 x 6,5 cm. Terre cuite creuse avec traces de cinabres. Test de TL: 3750 avant nos jours (c) Galerie 1492Parcours des Mondes est le rendez-vous incontournable des passionnés d’arts premiers. L’événement se tient en même temps que la Biennale des Antiquaires (sous la coupole du Grand Palais). En selle pour la rentrée artistique parisienne!



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Vendredi 05 Septembre 2008

Des cigarettes dites « électroniques » sont apparues depuis quelques mois dans le commerce. Elles se composent d'une batterie, d'un microprocesseur, d'un pulvérisateur et d'une cartouche contenant un liquide destiné à être vaporisé pendant l'utilisation. Ces cigarettes reproduisent le goût et la fumée d'une cigarette blonde sans qu'il y ait combustion de tabac (donc sans les substances cancérigènes contenues dans celui-ci). Le liquide contenu dans la cartouche peut néanmoins contenir des substances chimiques responsables d'effets indésirables chez certaines personnes : propylène glycol, dérivés terpéniques (menthol, linalol) et nicotine.

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) doit procéder à une évaluation approfondie du risque qui tiendra compte de la composition et de la pureté des substances chimiques employées, des quantités de ces substances délivrées pendant l'utilisation, et de leurs effets sur des populations à risque telles que les personnes âgées ou les femmes enceintes.

À ce stade, l'Afssaps s'interroge sur le statut des cigarettes électroniques. En effet, si ces dispositifs décident de revendiquer une utilité dans le cadre du sevrage tabagique, qu'ils contiennent ou non de la nicotine, ils répondront alors à la définition du médicament et devront à ce titre obtenir une AMM (autorisation de mise sur le marché).

Dans l'attente de ces données complémentaires, l'Afssaps et la Direction générale de la santé recommandent la plus grande prudence quant à l'utilisation de ces cigarettes électroniques.

Source:Vidal

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