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Vendredi 04 Avril 2008

Peintre originaire de Provence, elle peint depuis l’âge de 14 ans, âge à laquelle elle fit sa 1ère exposition.

 

Après une formation artistique et technique dans une école privée, Dominique Langlois, trouve son inspiration picturale dans le caravagisme, pour ses clairs obscurs qui soulignent les mouvements et son langage cru des thèmes. Sa touche et la pureté de ses couleurs, nous rappellent l’impressionnisme. Ses compositions voyagent entre le réalisme et le surréalisme.

 

L’orientalisme qu’elle peignait en France l’attira jusqu’au Maroc où elle s’installa en 2003. Cofondatrice du centre culturel et artistique « Casa Del Arte » depuis 2004, elle y dispense des cours de dessin et de peinture.

 

Dans cette exposition, aujourd’hui, elle nous invite à sentir l’émotion profonde du "Duende" des danses Flamenco, indienne et tango.

 

La pratique de ces danses l’a amené à traduire ses émotions, son vécu, son histoire, au travers de ses compositions picturales. Comment peindre le "Duende", cet état de transe qui envahit le corps et l’esprit. Cet état similaire dans la pratique de ces danses et de la peinture.

 

Afin de souligner les mouvements, elle utilise le traitement des lumières,   savants jeux de contrastes en opposant l’ombre et la lumière et la perspective par plans chromatiques.

 

Pourquoi le Flamenco ?

Pour l’énergie puisée de la terre pour voir, croire, aimer, rêver, toute une vie, cesser de mentir, ouvrir des entrailles, la vérité sans mensonge.

 

Le « Duende » exige que l’on regarde les gens au fond des yeux,sans orgueil, ni mépris, que l’on donne sans attendre quelque  chose en retour, que l’on écoute le compas des cœurs pour être au diapason avec lui. L’âme de l’artiste s’offre sans artifice.

 

La danse indienne ?

 

La théâtralité de la danse indienne qui fait vivre corporellement une histoire et la poésie de sa gestualité.

 

Le Tango ?

 

Danse de synchronisation par la communion des partenaires, la fusion de leurs émotions par le partage, puis suit le temps de l’improvisation au rythme nostalgique de la musique, racontant des histoires d’amour passion.

 

Une dualité brûlante d’un homme face à une femme. Ce dialogue corporel nous transporte au fond de leur cœur par les syntaxes de leur corps.

 

Le Tango met en exergue la féminité nous laissant oublier la présence de l’homme qui pourtant est le créateur de cette danse à l’origine et le seul décideur de la chorégraphie. Il propose et la femme doit répondre à sa demande avec ou sans résistance.

 

" Mes peintures sont le grenier de mes émotions positives et négatives. Elles évoluent au rythme de mon vécu.

Notre environnement est fait de couleurs ombres et lumières, je m’efforce de l’interpréter par une recherche approfondie des couleurs traduisant ma sensibilité au thème choisi".

 

L’art, au contraire, ne doit pas simplement se servir de signe, mais donner aux significations une existence sensible qui leur corresponde.

Ainsi, d’abord, l’œuvre d’art, offert aux sens, doit refermer en soi un contenu.

 

De plus, il faut qu’il le représente de telle sorte que l’on reconnaisse que celui –ci, aussi bien que sa forme visible, n’est pas seulement un objet réel de la nature, mais un produit de l’imagination et de l’activité artistique de l’esprit.

 

                                                                           (L’esthétique**d’HEGEL)

Casa Del Arte

Centre Artistique

7, rue Franceville-Oasis

022 99 09 36

http://casadelarte.site.voila.fr

Vendredi 04 Avril 2008

Johann Wolfgang von Goethe (né à Francfort le 28 août 1749 et mort le 22 mars 1832 à Weimar à l'âge de 82 ans) est un poète, romancier et dramaturge allemand, également scientifique et grand administrateur.

Sommaire

1 Biographie

Biographie

Il est l'auteur d'une œuvre prolifique aux accents encyclopédiques qui le rattache à deux mouvements littéraires : le Sturm und Drang et le classicisme de Weimar (Weimarer Klassik). Il proposa une théorie de la lumière et fit la découverte d'un os de la mâchoire. Il est souvent cité en tant que membre des Illuminés de Bavière. Son Divan doit beaucoup à Hafez.

Il est notamment l'auteur des Souffrances du jeune Werther (Die Leiden des jungen Werther), Les affinités électives (Wahlverwandschaften), Faust I et II, Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister (Wilhelm Meisters Lehrjahre) ainsi que de nombreux poèmes dont beaucoup sont si célèbres que des vers en sont entrés comme proverbes dans la langue allemande : Willkommen und Abschied (« es schlug mein Herz, geschwind zu Pferde / es war getan fast eh gedacht »), Mignon (« kennst du das land wo die Zitronen blühen... », Connais-tu le pays où fleurit le citronnier),Le Roi des aulnes (« Wer reitet so spät durch Nacht und Wind / es ist der Vater mit seinem Kind… ») Der König in Thule, etc.

Origines et jeunesse (1749-1765)

Johann Wolfgang von Goethe
Johann Wolfgang von Goethe

Les Goethe, vieille famille d'artisans originaires de la Thuringe, habitaient, au moment de la naissance de Johann Wolfgang, une maison de Francfort, aujourd'hui appelée Goethe-Haus. Johann Caspar Goethe (1710-1782) , son père, qui consacra une large partie de sa vie à la création d’un Cabinet d’Histoire naturelle et à une collection de tableaux, n’avait nullement besoin d’exercer quelque profession que ce soit à côté de ces activités et de l’éducation de ses enfants, étant donné qu’il avait acheté un titre de conseiller impérial. Homme cultivé, il voyagea en Italie (son fils se souviendra d'ailleurs dans Poésie et vérité d'une gondole qu'il aurait ramené de Venise), et tira de ce voyage un journal qui ne fut publié qu'en 1932. La mère de Goethe, Catharina Elisabeth Goethe, née Textor (1731-1808), était quant à elle issue de la noblesse de robe. Fille d’écoutète (prévôt), elle épousa à 17 ans le conseiller Goethe, alors âgé de 38 années. Mais Johann Wolfgang était rien moins que soumis et la relation qu'il entretint avec ses parents se révèla souvent conflictuelle, du fait notamment de l'extrême sévérité de son père.

Des nombreux enfants du couple, seuls Johann Wolfgang, le cadet, et sa soeur Cornelia Friderike Christina (née le 7 décembre 1750), survécurent, malgré une petite vérole qui manqua l'emporter en 1758.

Son éducation humaniste rigoureuse (il lui avait fallu apprendre plusieurs langues dont notamment le grec ancien, le latin, le français, l'anglais, l'hébreu, mais étudiait également la plupart des sciences enseignées en ce temps, la danse, l'équitation, l'escrime...) fut alors faite notamment par son père, homme sévère auquel il préfère souvent la compagnie de sa mère. La relation qu'il entretenait avec ses parents, et notamment avec son père, était particulièrement conflictuelle, d'autant plus que le jeune Goethe n'a rien d'une nature joviale. Pourtant, ses études parurent le transformer : de querelleur, il devint garçon modèle, apprit avec une grande facilité, se passionna pour le dessin mais éprouva parallèlement de grandes difficultés en musique.

La guerre de Sept Ans fut pour lui l'occasion de découvrir la civilisation française : un officier français, le comte de Thorane, s'installa en effet dans la maison des Goethe en 1759, alors que l'armée française stationnait à Francfort.

Thorane et le père de Goethe devinrent rapidement bons amis. Tant et tant que ce dernier soutint les Français lors de la bataille de Rossbach, au grand scandale de son beau-père, Textor [1]. Grâce aux bonnes relations qu'il entretenait avec ce dernier, le jeune Goethe put assister au couronnement du Roi des Romains Joseph II en 1764.

Études et premiers écrits (1765-1775)

Dans sa ville natale, Francfort, il s'éprit de la jeune et belle Lili Schoenemann. Goethe étudie le droit à Leipzig de 1765 à 1768 et à Strasbourg de 1770 à 1771. Il y rencontre Johann Gottfried Herder, et a une idylle avec Frédérique Brion. En 1772, il est reçu docteur, revient à Francfort de mai à septembre où il est nommé avocat de la cour impériale, et devient magistrat à Wetzlar.

En 1773, il recommence à écrire. Au cours d'un voyage avec Basedow et Lavater sur la Lahn, il compose devant le château fort de Lahneck, le poème Geistesgruss, traduit par Madame de Staël.

Weimar (1775-1786)

En 1775, il s'installe à Weimar en tant qu'attaché à la cour du duc Charles Auguste, puis Conseiller secret de légation dès 1776. Trois années plus tard, il se voit nommé Commissaire à la guerre, avant d'être anobli en 1782 et de se voir confier la direction des finances de l'État. Il y entame une liaison platonique avec Charlotte von Stein, de sept ans son aînée, qui dura dix ans. Il lui écrivit 1 700 lettres... Il écrivit durant cette période deux grands drames, tout d'abord rédigés en prose puis retranscrits en pentamètres iambiques : Iphigénie en Tauride et Torquato Tasso. Le 3 septembre 1786, il quitta Carlsbad (maintanant Karlovy Vary en Tchéquie) où il faisait une cure et se rendit secrètement en Italie, afin que personne ne puisse le gêner dans ce qui constitue à ses yeux la réalisation de l'un de ses rêves les plus chers, la découverte d'un pays que son père lui avait tant vanté...

Vie en Italie (1786-1788)

« En Italie! En Italie! Paris sera mon école, Rome mon université. Car c'est vraiment une université; qui l'a vue a tout vu » écrivait déjà Goethe en 1770. Faisant de brèves étapes à Vérone, Vicence, Padoue puis, après un séjour de deux semaines à Venise, à Ferrare, Bologne, Florence et Pérouse, il atteint enfin la Ville éternelle le 29 octobre. Il s'y décide à résider au n°18 sur le Corso. Il y fréquente là des artistes allemands tels que Tischbein qui peindra son portrait le plus célèbre en 1787, ainsi que la peintre Angelica Kauffmann, et italiens, tel que le graveur Giovanni Volpato. De mars à juin 1787, Goethe part pour le sud de l'Italie et la sicile, accompagné de Christoph Heinrich Kniep, peintre et graveur, chargé d'illustrer ce voyage. Après un bref séjour à Naples, il se rend à Palerme et y parvient le 2 avril après un voyage en mer difficile (il a le mal de mer) de quatre jours. Ce séjour l'impressionne vivement: « Sans la Sicile, l'Italie n'est pas en nous un tableau achevé; c'est ici que se trouve en effet la clef de toute chose »[2]. L'atmosphère méditerranéenne l'amenant à commencer une tragédie intitulée Nausicaa dont il n'écrira que quelques scènes. Il visitera de nombreux temples et ruines antiques (Ségeste le 20 avril, Agrigente le 24 avril, le théâtre de Taormina le 7 mai), mais ne portera aucun intérêt aux autres vestiges culturels de la Sicile (qu'ils soient byzantins, arabes ou gothiques). En effet, comme l'a noté Jean Lacoste: « Faute de pouvoir se rendre en Grèce à cause de l'occupation ottomane, le poète trouve en Sicile, la Grande Grèce de l'Antiquité, la possibilité de se rapprocher le plus possible de l'origine grecque, du modèle grec, sans être vraiment en présence de celui-ci, selon une démarche indirecte qui sera celle de Heidegger allant en Provence retrouver une Grèce oubliée, ou l'oubli de la Grèce »[3]

Dans une lettre datée du 3 décembre 1786, soit seulement trois mois après son départ, Goethe voit déjà dans ce voyage « Une vraie renaissance… Une deuxième naissance »[4]

Weimar (1788-1805)

Deux ans plus tard, il revient à Weimar, devient ministre du Duc et s'installe avec Christiane Vulpius, issue de la petite bourgeoisie, fleuriste. En 1791, il devient directeur du nouveau théâtre de la Cour grand-ducale, poste qu'il conserve jusqu'en 1817. Lassé par la banalité et le provincialisme de la cour ducale, il la fuit autant autant que possible. Mais il ne peut faire autrement que d'accompagner le duc de Saxe-Weimar, officier de l'armée prussienne en 1792, lors la bataille de Valmy. Il va avoir, à cette occasion, très tôt le sentiment de l'extrême nouveauté de la Révolution française, déclarant ainsi dans sa Campagne de France: « Aujourd'hui s'ouvre une ère nouvelle de l'histoire du monde »

En 1794, il se lie d'amitié avec Schiller. Tous deux se connaissaient déjà depuis 1788 (date du retour en Italie de Goethe), mais n'avaient jusque là fort peu de sympathie l'un pour l'autre: Goethe se sentant bien éloigné des préoccupations du dramaturge rousseauiste, tandis que Schiller redoutait que Goethe ne lui fasse trop d'ombre. La rencontre décisive de juillet 1794, va se faire par l'intermédiaire d'amis communs, et, curieusement, leur entretient ne portera pas sur la littérature mais sur les sciences naturelles et la philosophie, qui comptaient alors parmi les préoccupations principales de Goethe. S'ensuivra une célèbre correspondance entre les deux écrivains allemands. Goethe participera en 1795 à la revue de Schiller, Les Heures, et y fera publier les Entretiens d'émigrés allemands dont fait partie le célèbre Conte (Märchen), plus tard intitulé Le Serpent vert.

Schiller va décéder en 1805, provoquant l'avènement de ce que certains tiennent pour une troisième période dans la vie de Goethe.

Weimar (1805-1832)

En 1806, Goethe prend la décision d'épouser Christiane Vulpius.

En 1808, il rencontre à Erfurt l'Empereur des français Napoléon Bonaparte, présent dans le cadre du Congrès d'Erfurt, qui l'y décore de la Légion d'honneur.
Bien que le philosophe Schopenhauer y ait été présent, ils attendront une rencontre en 1813 pour discuter de la théorie des couleurs élaborée par Goethe.

Visiteur assidu du salon littéraire tenu par sa mère Johanna, il y rencontre artistes et philosophes dont Heinrich Reiss et le peintre Füssli.

En 1814, il se prend de passion pour Marianne von Willemer. En 1822, son épouse étant décédée depuis six ans déjà, il demande en mariage Ulrike von Levetzow (16 ans), qui refuse (il en a 73!). Il finit sa vie célèbre sous le nom de « Sage de Weimar », fréquenté, courtisé et adulé par l'ensemble des milieux littéraires européens (et plus particulièrement par Carlyle).

Il s'éteignit le 22 mars, c'est-à-dire à peine plus d'un mois après avoir achevé son Second Faust. Ses dernières paroles, suivant un "W" mystérieux qu'il aurait tracé dans l'air, auraient été : « Mehr Licht! Mehr licht! » (« Plus de lumière! Plus de lumière! »), interprétées de manières bien différentes, certains y voyant le désespoir d'un grand homme de n'avoir pu amasser assez de savoir dans sa vie, tandis que d'autres , comme par exemple Friedrich von Müller, ne le veulent comprendre que comme une prière qu'on lui ouvrit la fenêtre, pour lui donner encore l'occasion de contempler la lumière du jour.

Goethe et les femmes

Dans son discours sur le centenaire de la mort de Goethe, Paul Valéry croit expliquer la versatilité sentimentale de Goethe, et son incapacité à se donner entièrement à une seule femme, par le fait qu'en chaque femme il recherche l'éternel féminin, c'est-à-dire la beauté physique (Hélène) et morale (Marguerite) absolue.

Il est intéressant de noter que les expériences de Goethe avec les femmes ont influencé les personnages féminins dépeints dans ses œuvres : ainsi le personnage de Lotte dans Les Souffrances du jeune Werther correspond en partie à Charlotte Buff ; la jeune Ulrike von Levetzow lui inspire le personnage de Marguerite dans Faust.

Goethe et les arts

Goethe et le dessin

Peinture de Gœthe datée du 14 décembre 1807
Peinture de Gœthe datée du 14 décembre 1807

Longtemps, Goethe s'est efforcé de développer ce qu'il appelait son petit talent, et ce, essentiellement au cours de son Voyage en Italie, au contact de peintres expérimentés comme Tischbein. Il va se porter essentiellement sur la gravure de paysage, mais ne poussera que rarement jusqu'au portrait, n'allant jamais à se considérer comme talentueux. De son goût pour le dessin, il dit dans un petit texte édité en 1821 :

J'ai pensé depuis longtemps que le dessin est souvent mentionné dans mes confessions, dans les renseignements que j'ai donnés sur le cours de ma vie, si bien que l'on pourrait demander non sans raison pourquoi donc rien de satisfaisant au point de vue artistique n'a pu sortir de ces efforts répétés et de cette permanente prédilection d'amateur.

Récemment la maison d'édition Maisonneuve et Larose a publiée dans sa collection Un double regard, des Voyages à Rome (extraits de son Voyage en Italie), agrémenté de nombreuses gravures de Goethe.

Goethe et la musique

Goethe librettiste

Goethe a longtemps caressé l'idée de se faire librettiste d'opéra. L'on compte ainsi 20 textes et esquisses d'ouvrages lyriques, soit un cinquième de sa production dramatique totale[5]. Don Giovanni de Mozart constitue selon lui l'idéal insurpassable vers lequel doit tendre tout opéra. Ainsi dans sa conversation avec Eckermann du 12 février 1829, il s'exclamera que la musique de son Faust devrait être dans le style de Don Giovanni, et que, de fait, seul Mozart aurait pu réaliser celle-ci[6]. Mozart obsèdera d'ailleurs Goethe à un tel point qu'il finira par rédiger une suite de la "Flûte enchantée"[7].

Dans sa jeunesse (1777), avant Don Giovanni, Goethe rédigera deux livrets: Erwin und Elmire, une opérette inspirée du "Vicaire de Wakefield", célèbre roman anglais d'Oliver Goldsmith, auquel il ajoute un peu d'intrigue sentimentale à la Werther[8] et Lila accompagné de chants et de danses populaires. Puis, en 1779, Goethe entamera une correspondance avec le compositeur allemand Philipp Christoph Kayser. Ainsi s'installe une collaboration qui va aboutir à un Singspiel, Plaisanterie, ruse et vengeance (Scherz, List und Rache) qui s'avèrera, lors de sa représentation en 1784, un échec total. Le problème dans ces trois livrets consiste en ce que « Goethe, qui n'est pas musicien, reconnaît nécessairement au livret une antériorité dans le temps »[9]. Il considère la musique comme ornement du texte, et non le texte comme un prétexte à la musique. Il est donc ainsi aux antipodes de la célèbre formule italienne « prima la musica, poi la parole », ce qui l'empêche de développer une collaboration avec des musiciens de première importance, qui, à l'instar de Mozart dans l'Enlèvement au sérail, triomphant l'année même du four de Scherz List und Rache, préfèrent des livrets médiocres qu'il leur est loisible de modifier à merci. Une nouvelle déconvenue va clore pour un temps son activité de librettiste : en 1786, il entreprend une adaptation d'une comédie de Friedrich Wilhelm Gotter, Le Secret connu de tous (Das öffenliche Geheimnis), elle-même inspirée du Segreto publico de Carlo Goldoni. Il s'agissait d'une adaptation très libre puisque Goethe avait décidé d'emprunter de nombreux éléments au Mariage de Figaro de Beaumarchais. Or, le 1er mai 1786 est créé les Nozze de Mozart, qui va connaître un succès retentissant. Cette conjonction va convaincre Goethe d'abandonner son ouvrage qui ne peut concurrencer celui de Da Ponte et de Mozart. « Mozart avait, pour la seconde fois, précédé Goethe en produisant un chef-d'œuvre incontestable » note Dietrich Borchmeyer, commentateur de Goethe[10]

Goethe va faire de nouvelles incartades dans le genre lyrique avec trois opéras, qu'il va faire représenter à Weimar au début de la décennie 1790: Die theatralischen Abenteuer/Les Aventures théâtrales (1790-91), Die veretelten Ränke/Les Intrigues déjoués et, surtout Circé (1790-94). Ce sont tout trois des adaptations germanisées d'opéras italiens: les deux premiers venant de Domenico Cimarosa (L'Impressario in angustie et Le trame deluse) quand Circé provient de La Maga Circe de Pasquale Anfossi. Goethe qui tenait ce dernier opéra en assez haute estime ("eine immer erfruliche Oper", "Un Opéra toujours agréable") va lui assurer une certaine popularité en écrivant dans ses annales de 1791 qu'il aurait été mis en musique par Cimarosa et Mozart ("Mit Cimarosa's und Mozart's Musik). En fait, il aura simplement été adjoint à cet opéra quatre arias de Mozart, tirées du Schauspieldirektor (1786), pratique courante à une époque où il n'y avait pas encore de droits d'auteur.[11].

Le féru de sciences

Biologie

Goethe dans la campagna romana (Tischbein - 1786)
Goethe dans la campagna romana (Tischbein - 1786)

Goethe s’intéresse à la botanique et publie un essai sur la métamorphose des plantes : Versuch die Metamorphose der Pflanzen zu erklären (1790). Dans celui-ci, Goethe tente d’établir une théorie générale sur la morphologie des végétaux en reconnaissant l’analogie de certaines formes comme les cotylédons, la forme des fleurs ou des feuilles. Il esquisse également une théorie de l’évolution chez les végétaux et relie la morphologie avec la phylogénie. Cette vision est très en avance sur les idées généralement tenues sur les végétaux à son époque. Il est ainsi l’un des premiers (et peut-être le premier) à employer le terme de métamorphose en botanique.

Les préoccupations de Goethe dans ce domaine étaient surtout philosophiques. Il cherchait à identifier l' Urspflanze, la plante originelle.

L’arbre fétiche de Goethe était également celui de la ville de Weimar, le Ginkgo biloba.A noter que la ville de Strasbourg regorge de ginkgo biloba: un exemplaire très ancien sur le jardin de la place de la république en face de la BNU (Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg), dans le jardin des plantes( que Goethe observe par ailleurs du haut de son piédestal depuis le jardin de l'université de chimie, jouxtant le jardin botanique), et un peu partout dans les nombreuses allées de la ville( par exemple dans le quartier des archives nationales).

Zoologie et ostéologie

Il s'intéresse à d'autres sciences naturelles et publie sur l’ostéologie (sa découverte de l'os intermaxillaire chez l'homme).

Optique

Spectrum Claire
Spectrum Claire

Restent également actuelles ses théories sur l’optique, sur la perception des couleurs et il en propose une catégorisation en 1810 (couleurs physiologiques, physiques, chimiques dans son Traité des couleurs) bien avant les travaux de Eugène Chevreul publiés en 1839 ; il y fait intervenir les notions d'harmonie, du contraste et de la différence chromatique, discours sur la couleur se fondant sur l’observation des « objets-dans-la-lumière » suivant son expression.

Il s'exprime aussi longuement sur la perception visuelle en affirmant notre différenciation quant à la perspective des éléments verticaux et horizontaux, les premiers semblent plus courts que les seconds (une montagne de 3 000 m semble moins grande qu'une distance vers un objet situé à 3 000 m ; ou la perception déformée et ovale de la Lune basse vers l'horizon).

Géologie

Goethe à l'âge de 70 ans (Joseph Karl Stieler, 1828)
Goethe à l'âge de 70 ans (Joseph Karl Stieler, 1828)

L'Après-Goethe

Descendance familiale

L'unique fils de Goethe à avoir atteint l'âge adulte, August, issu de ses amours avec Christiane Vulpius, décédera du vivant de son père en 1830, étant âgé de quarante ans.

Les adaptations musicales des œuvres de Goethe

Principaux Lieder

Les poèmes de Goethe eurent un grand succès auprès des compositeurs romantiques, qui se décidèrent à les adapter à une forme musicale connaissant un succès toujours grandissant, le Lied [12].

  • C'est le cas par exemple pour des compositeurs contemporains, tels que Karl Friedrich Zelter (Lieder sur des Poemes de Goethe), Conradin Kreutzer (Lieder d'apres le Faust de Goethe), Karl Loewe (Lieder und Balladen nach Goethe), de Friedrich Kuhlau (Über allen Gipfeln ist Ruh) et Domenico Cimarosa (Die Spröde und die Bekehrte, An dem schönsten Frühlingsmorgen).
  • Suivront également Mozart (Das Veilchen K.476) puis Ludwig van Beethoven avec les opus 83, 112 (sur les poèmes Meeresstille et Gluckliche Fahrt), 122 (In allen guten Stunden), 74 (Ich denke dein), 127 (Neue liebe), 131 (Erlkönig), 134 (Nur wer die Sehnsucht kennt) et 151 (Der edle Mensch sei hulfreich und gut) du catalogue WoO de ses oeuvres.
  • Cependant, les Lieder de Franz Schubert composés sur les poèmes de Goethe, bien que moins nombreux, sont bien plus connus aujourd'hui : ce sont notamment le D.118 (Gretchen am Spinnrade), le D.225 (Der Fischer), lr D.257 (Heidenröslein), le D.328 (Erlkönig), le D.544 (Ganymed), le D.764 (Der Musensohn), et bien entendu les quatre Lied des Mignon (ou Mignons Lied; D.877), tirés du Wilhelm Meister.
  • Robert Schumann composa lui : Liebeslied, Op. 51, No. 5, Singet nicht in Trauertonen, Op. 98a, No. 7, Heiss mich nicht reden, Op. 98a No. 5, Mignon, Op. 98a, No. 1 et Nachtlied, Op. 96, No. 1.
  • Felix Mendelssohn Bartholdy composa Meerstille et Glückliche Fahrt.
  • Franz Liszt composa également six lieder, en particulier le Kennst du das Land et le Es war ein König in Thule.[13]
  • Johannes Brahms composa : Die Liebende schreibt, Op. 47/5, Trost in Thränen Op. 48/5, Dämm'rung senkte sich von oben Op. 59/1, Serenade Op. 70/3 et Unüberwindlich Op. 72/5.
  • Richard Wagner composa les Sieben Kompositionen zu Goethes Faust, Op. 5 (Lied der Soldaten, Bauern unter der Linde, Branders Lied, Lied des Mephistopheles, Meine Ruh ist hin, Melodram Gretchens et Lied des Mephistopheles).
  • Hugo Wolf composa, quant à lui, cinquante Goethe-Lieder.
  • Alexandre von Zemlinsky composa Zwischen Waizen und Korn Op. 2 no. 5 et Feiger Gedanken bängliches Schwanken Op. 22 no.3.
  • Vaclav Tomasek composa des Goethe-lieder.
  • Richard Strauss composa Sechs Lieder für Singstimme und Klavier Op. 67, Erschaffen und Beleben Op. 87 no. 2, Durch allen Schall und Klang Op. 111 et Xenion Op. 131.
  • Anton Webern composa Four Songs for Voice and Piano dont Gleich und gleich (Ein Blumengloeckchen) Op. 12, Two Songs avec Weiss wie Lilien et Ziehn die Schaffe Op. 19 et Eight Early Songs dont Blummengruss, Der Strauss, den ich.
  • Anton Rubinstein composa Clärchens Lied Op. 57 et Die Gedichte und das Requiem fur Mignon aus Goethe's "Wilhelm Meister's Lehrjahre Op. 91
  • Alban Berg composa Grenzen der Menschheit.
  • Béla Bartók composa Wie herrlich leuchtet mir die Natur Liebeslieder.
  • Alfred Keller composa Quatre Lieder, dont un de Goethe.

Opéras et œuvres vocales

Parmi les opéras inspirés par les œuvres de Goethe, il convient notamment de nommer :

On notera que les Huit Scènes de Faust de Berlioz, le Faust de Ludwig Spohr, le Docteur Faust de

Vendredi 04 Avril 2008

Chaque semaine, ce sont vingt cinq mille litres d'eau de mer qui débarquent en camion-citerne ! Les familles ont tout à gagner à faire une halte à l'aquarium du Grand Lyon, pour un rendez-vous au fond des mers. Et c'est à la Mulatière, au bord du Rhône.

Photo Aquarium de Lyon

Même si l'Aquarium du Grand Lyon n'est pas le plus grand aquarium urbain de France, il représente tout de même un million de litres d'eau.


Il faut bien ça pour accueillir les cinq bassins dans lesquels évoluent les espèces les plus variées. Les carpes, truites et silures dans les eaux douces tempérées ; les piranhas, les tortues et les poissons-crocodiles dans les eaux douces tropicales ; les poissons-clowns, poissons-anges et murènes, dans la salle des eaux de mer.

Poisson papillon - Photo Aquarium de Lyon - LECAS

Et quatre espèces de requins (mais pas de Grand Blanc, inadaptable à la captivité) dans un bassin qui leur est spécialement réservé et où ils cohabitent avec les raies et les poissons miroirs. Un plongeur va les rejoindre autour de leur épave et commente leur nourrissage auxquels sont invités à assister les spectateurs.


Mais il ne faut pas manquer la salle des cinq sens

où l'on peut toucher les étoiles de mer, mais surtout pas le poisson-pierre aux épines très venimeuses et autres

espèces fascinantes.

Baliste - Photo Aquarium de Lyon

Les enfants adorent cet univers étrange et passionnant qui leur permet d'apprendre à vivre avec la nature et à tenir compte de ses exigences.

Des animations spéciales sont prévues tout au long de l'année et particulièrement pendant les vacances de la Toussaint où ils sont conviés à un jeu de piste, avec énigmes

à résoudre.

 

Pour eux aussi, les anniversaires où ils sont invités à souffler leurs bougies « au fond de la mer », avec tous leurs copains et un cadeau personnel à la clé !


http://www.rhonealpes-tourisme.fr/articles/idees-sortie/lyon/famille/la-mer-a-lyon-1105-2.html?xtor=EPR-108

Vendredi 04 Avril 2008

Deborah Kerr (née Deborah Jane Kerr-Trimer, le 30 septembre 1921 à Helensburgh, Écosse, Royaume-Uni et morte le 16 octobre 2007 dans le Suffolk, Royaume-Uni), est une danseuse et actrice britannique qui, après des débuts prometteurs au Royaume-Uni pendant la guerre, devint dans les années 1950 l'une des plus grandes stars d'Hollywood.

Biographie

Elle se marie en 1945 à Anthony Bartley, un militaire avec qui elle a deux filles. Le couple divorce en 1959. Un an plus tard elle épouse le scénariste Peter Viertel.

Considérée comme l'une des plus grandes actrices hollywodiennes des années 50. Nommée six fois à l'Oscar de la meilleure actrice, Deborah Kerr était l'un des plus beaux exemples d'artistes européens faisant carrière aux Etats-Unis. D'abord danseuse, elle débute sur grand écran dans les années 1940, mais c'est en traversant l'Atlantique qu'elle connaît le succès. Ses rôles dans Les Innocents (1961), Dieu seul le sait (1957), L'Arrangement (1969), Le Roi et moi (1956) et surtout Tant qu'il y aura des hommes (1953), film dans lequel elle vit une histoire d'amour passionnée avec Burt Lancaster, lui ont apporté la reconnaissance internationale.

Egalement femme de théâtre, elle est nommée Commandeur de l'Empire britannique (CBE) par la reine Elizabeth II en 1998.

Souffrant depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson, elle meurt le 16 octobre 2007 dans le Suffolk, dans l'est de l'Angleterre.

Filmographie non exhaustive

Liens externes

http://fr.wikipedia.org/wiki/Deborah_Kerr

Vendredi 04 Avril 2008
Éditions Milan, 2006. 288 pages)

Safari philosophique à travers les mots, les idées, les auteurs, les pensées...
Un ouvrage accessible dès le lycée, qui offre aux non-initiés une occasion de découvrir la philo de façon vivante et utile, et qui intéressera les érudits par la variété et l'originalité des connaissances qu'il parcourt.

http://www.vincentcespedes.net/fr/bibliographie/contre-dico-philosophique.php

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