La plupart des "auteurs" sont déterrés pour ce qu'ils ne furent pas et en ce qu'ils nous servent. Ces phrases en hommage à Jean-Paul, dont Corti fit paraître, en 1994, un recueil de textes sous le titre "Mon enterrement vivant".
Tout de même.
Comment Jean-Paul peut-il encore traîner cette image d'halluciné champêtre, de Biedermeyer mou, de schleu au doux sourire (je cite :
" ... le caractère allemand, provincial, et populaire de son talent "*) ? Comment peut-on n' y voir qu'une pré-décoction du canevas borgesien - ces contes tirés à quatre épingles par un Poe compliqué ?
Jean-Paul invente très tôt le livre qui ne contient que la liste de ses lecteurs, la compilation du pire (une anthologie de ses textes "ratés"), ou la bibliothèque manuscrite de livres qui existent déjà (" Il n'admettait chez lui qu'un seul livre imprimé, le catalogue de la Foire; car il était convenu que le pasteur marquait d'un index noir en marge les pièces d'inventaire les plus intéressantes, afin que Wutz pût les reproduire assez vite et rentrer son foin de Pâques pendant la trêve de la librairie, avant le regain de la Saint-Michel." : ainsi, Wutz, le héros de "Vie de Maria Wutz, le jovial petit maître d'école d'Auenthal", profite-t-il de ses loisirs pour (r)écrire - sans les avoir lus - Les souffrances du jeune Werther et les Confessions de Rousseau...).
Jean-Paul est donc un conceptuel (puisque c'est un romantique), et comme tout conceptuel romantique, critique. Ces "idées", qui proviennent toutes du matériel satirique édité sans succès (on trouve ses textes "brouillons") pendant sa jeunesse, réapparaissent insérées dans des récits peu tendres quant au "caractère allemand" - déjà (1784), dans "Recueil authentique de mes meilleurs bons mots", Jean-Paul décrit les Allemands comme des "bonmotistes corporels"...
Corti a republié certains livres de Jean-Paul - mais pas encore la "Vie de Maria Wutz", dont n'est disponible qu'une traduction destinée à un public étudiant (Aubier, 1979).
*Geneviève Bianquis, introduction au Voyage du Proviseur Fälbel/Vie de Maria Wutz (Aubier bilingue, 1979)
Nathalie Quintane
http://www.sitaudis.com/Celebrations/pour-jean-paul-richter.php
|
"Parc"
|
|
1563
|
|
Huile sur bois 37,1 x 55,6 cm
|
|
Courtauld institute of art gallery, London
|
Julien Pedebos (Sport 24.com)
06/04/2008 | Mise à jour : 20:55
(Pascal Pavani / AFP)
Compte rendu du match Dernier représentant français encore en lice après l'élimination de Perpignan, Toulouse disputait, ce dimanche après-midi, son quart de finale de H Cup au Stadium face aux Blues de Cardiff. Face à une équipe galloise à sa portée mais dans l'euphorie générale du Grand Chelem, le Stade Toulousain abordait la rencontre en favori. Toulouse part au quart de tour Et on peut dire que les hommes de Guy Novès réalisaient l'entame parfaite. A peine une minute de jouée et un coup de pied contré permettait à Médard, après un bon relais de Kunavore, d'aplatir (7-0, 1e). Elissalde, après avoir passé la transformation, en remettant une couche sur pénalité (10-0, 5e), Cardiff partait déjà avec un bel handicap. Mais les partenaires de Gareth Thomas, de retour dans la Ville Rose, réagissaient rapidement. Bien plus performants en conquête, les Blues mettaient les Toulousains sous pression et après une pénalité loupée de Blair (8e), Spice profitait d'un travail énorme de James qui résistait à deux plaquages toulousains pour filer en terre promise (10-7, 17e). En résumé, les Gallois dominaient en touche, en mêlée, et dans l'occupation, mais Toulouse profitait efficacement de chaque ballon de contre. Clerc, après une belle action mettant à contribution quasiment tous les Stadistes, obtenait une pénalité idéale qu'Elissalde se faisait un plaisir de convertir (13-7, 23e). Cependant, Heymans allait quelque peu compliquer les affaires ses siens. En jouant une touche trop vite, l'arrière international mettait les siens en grosse difficulté. Contraint de commettre la faute, il quittait la pelouse dix minutes tout en permettant à Blair de réduire la marque (13-10, 27e). Particulièrement solidaires, ses partenaires faisaient front, et Elissalde, d'un drop astucieux, leur donnait un peu d'air (16-10, 28e). Spice regagnant lui aussi les vestiaires dix minutes peu après, les affaires stadistes s'amélioraient légèrement. Le score, en revanche, ne bougeait plus, Elissalde loupant sa pénalité (32e) alors que Flanagan n'était pas plus heureux sur sa tentative de drop (39e). Le festival toulousain Visiblement mécontent en rentrant aux vesitiaires, Guy Novès bougeait vraisemblablement les siens au sujet de leur apathie en conquête. En conséquence, les Toulousains revenaient sur la pelouse métamorphosés. Mais comme les Blues de Cardiff n'étaient pas disposés à se laisser déborder aussi facilement, il fallait attendre près de vingt minutes pour assister à l'évolution du score. Le temps de voir Clerc, sur un coup de pied à suivre magnifique, passer tout près d'aplatir en coin (51e). L'inévitable Elissalde se chargeait d'ouvrir les vannes sur une pénalité (19-10, 59e), avant de permettre aux siens, sur une inspiration géniale, de filer en terre promise. En position de drop et devant la pression galloise, l'ouvreur toulousain fixait tout le monde avant de servir Heymans. L'arrière toulousain n'avait plus qu'à offrir l'essai sur un plateau à Kunavore (26-10, 62e). Mais ce n'était que le début d'un festival seulement terni par Blair qui concluait une belle croisée de Robinson (26-17, 69e). Dans les dix dernières minutes, une tornade rouge s'abattait sur le Stadium. Deux percées successives de Médard et Albacete permettait tout d'abord à Clerc, en bout de ligne, de concrétiser un magnifique mouvement collectif (33-17, 71e). Cinq minutes plus tard, Bouilhou, entré en jeu quelques instants auparavant, bénéficiait d'un caviar de Jauzion pour s'offrir son petit essai (38-17, 78e). Un dernier drop pour Heymans en guise de dessert (41-17, 80e), et Toulouse pouvait savourer sa qualification pour les demi-finales de H Cup. Les London Irish les attendent désormais à Twickenham. Résultats des quarts de finale : Samedi London Irish (Ang) - Perpignan (Fra) 20-9 Gloucester (Ang) - Munster (Irl) 3-16 Dimanche Saracens (Ang) - Ospreys (Gal) 19-10 Toulouse (Fra) - Cardiff (Gal) 41-17 http://www.lefigaro.fr/sport/2008/04/06/02001-20080406ARTFIG00183-toulouse-digne-representant.phpLe Stade Toulousain, seul club français encore en lice en Coupe d'Europe de rugby, s'est qualifié pour les demi-finales en surclassant les Gallois de Cardiff.
C. M. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
07/04/2008 | Mise à jour : 10:26 |
Son rôle mythique est celui du conducteur de chars dans «Ben-Hur» (1959) de William Wyler. Crédits photo : AFP
Il restera à jamais le symbole d'une époque. «J'ai une tête qui appartient à un autre siècle», se plaisait-il à dire. Charlton Heston est mort samedi soir à son domicile de Beverly Hills, à Los Angeles, à l'âge de 84 ans. Il y a six ans, il avait révélé qu'il souffrait de la maladie d'Alzheimer. Sa carrure athlétique, son visage carré, sa voix sonore et son charisme l'avaient imposé dans un cinéma avide de fresques historiques et religieuses. Il incarna ainsi au fil de sa carrière Buffalo Bill dans «Le Triomphe de Buffalo Bill» (1953), le général Andrew Jackson du «Général invincible» (1958) ou des «Boucaniers» (1958), mais obtint la consécration grâce au Moïse des «Dix Commandements» (1956) de Cecil B. DeMille. Son rôle mythique reste toutefois celui du conducteur de chars dans «Ben-Hur» (1959) de William Wyler. Le film remporta onze Oscars ( cliquez ici pour revoir la bande-annonce du film ). Il fut aussi le «Cid» pour Anthony Mann en 1961, saint Jean Baptiste dans «La plus grande Histoire jamais contée» (1964), Michel-Ange dans «L'Extase et l'agonie» (1965), Marc Antoine dans «Jules César» (1970) et «Antoine et Cléopâtre» (1971), Richelieu dans «Les trois Mousquetaires» (1973) ou Henri VIII dans «Le Prince et le pauvre» (1977). Les grands films et grands succès jalonnent la carrière de l'acteur, qui partage l'affiche avec Ava Gardner et David Niven dans «Les Cinquante-cinq jours de Pékin» (1962), Roddy McDowall dans «La Planète des singes» (1969), Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis dans «True Lies» (1993), Max von Sydow et Martin Landau dans «La plus grande Histoire jamais contée», Janet Leigh et Orson Welles dans «La Soif du mal» (1957)… Mais son rôle le plus controversé fut celui de président de la NRA de 1998 à 2003. Lors des conventions du puissant lobby, il montait sur le podium en brandissant une carabine antique à l'adresse des défenseurs d'un contrôle des armes à feu. Il lançait alors qu'ils ne pourraient lui prendre son arme qu'en la prenant «de ses mains froides et mortes» (revivez la scène en vidéo). En 2003, le président George Bush le décora de la médaille présidentielle de la liberté, l'une des plus grandes décorations civiles des Etats-Unis. http://www.lefigaro.fr/cinema/2008/04/06/03002-20080406ARTFIG00027-la-mort-de-charlton-heston.phpL'acteur des «Dix Commandements» et de «Ben-Hur», également chantre du port d'armes aux Etats-Unis, s'est éteint à l'âge de 84 ans.
Controversé




